January 19, 2011 / 5:12 PM / 7 years ago

SYNTHESE Fortunes diverses pour les banques américaines

6 MINUTES DE LECTURE

* Les banques de détail annoncent de bons résultats trimestriels

* Ceux des banques d'investissement déçoivent

* Le différentiel est lié au mauvais état des marchés obligataires

BOSTON/CHARLOTTE, 19 janvier (Reuters) - Les résultats de banques américaines annoncés mercredi ont souligné les clivages du secteur, avec les bonnes performances des banques de détail et les difficultés des spécialistes dans l'investissement ou la conservation de titres.

Deux des dix plus grandes banques américaines de détail ont publié mercredi des bénéfices trimestriels en nette hausse, en raison d'un coût du crédit plus faible qu'un an auparavant.

Wells Fargo (WFC.N), quatrième banque du pays, et US Bancorp (USB.N) ont vu une progression de leurs produits nets bancaires soutenir leurs bénéfices nets.

Par rapports à leurs principales concurrentes, elles semblent mieux se remettre de la crise financière, trois ans après son déclenchement.

US Bancorp (USB.N) a fait état mercredi d'un bénéfice supérieur aux attentes et en hausse de 61%, à la faveur de moindres pertes sur créances et de la plus forte croissance des nouveaux crédits depuis le quatrième trimestre 2008.

La banque américaine a en outre libéré 25 millions de dollars (18 millions d'euros) de provisions sur pertes de crédit et a indiqué que ses charges exceptionnelles - c'est-à-dire les crédits ayant fait défauts et qui ont été déprécié - étaient en repli de 5,8%, symbole d'une amélioration de la situation du secteur bancaire régionale aux Etats-Unis.

Cette libération de provisions est la première pour Bancorp depuis l'éclatement de la crise financière, à l'automne 2008. Wells Fargo a de son côté annoncé une hausse de 21% de son bénéfice au quatrième trimestre, grâce à la croissance à deux chiffres connue par ses multiples filiales. [ID:nLDE70I1GP]

Le bénéfice a atteint 3,4 milliards de dollars, soit 61 cents par action, conformément aux attentes du secteur.

HORS DÉTAIL, LES BANQUES DÉÇOIVENT

A l'inverse, le secteur des banques d'investissement, ainsi que celui de la conservation de titres, qui en dépend directement de l'activité du premier, déçoivent les attentes du marché.

Les résultats annoncés mercredi par Goldman Sachs (GS.N) témoignent ainsi d'une baisse de 53% de son bénéfice trimestriel d'une année sur l'autre, un déclin directement imputable à des résultats en baisse sur le marché des produits obligataires. [ID:nLDE70I1IY]

Citigroup (C.N) et JPMorgan Chase (JPM.N) avaient eux aussi annoncé la semaine dernière une baisse des produits de leurs activités obligataires, ce qui est de mauvais augure pour les résultats attendus la semaine prochaine de Morgan Stanley (MS.N) et Bank of America (BAC.N).

"Si Goldman Sachs n'a pas pu présenter une forte performance, alors bonne chance aux autres", a commenté Simon Maughan, analyste chez MF Global à Londres.

Les banques de gestion State Street (STT.N) et Bank of New York Mellon (BK.N) ont de leur côté réalisé une bonne performance, quoique inférieure aux attentes du marché.

Bank of New York Mellon (BK.N), leader mondial de la conservation de titres, a annoncé un bénéfice opérationnel en hausse de 10% pour le quatrième trimestre, à 59 cents par action, deux de plus que ce qu'attendaient les analystes.

Mais le volume d'actifs en gestion, dont la majeure partie sont des obligations, n'a augmenté que de 2% sur la même période, et selon Glenn Schorr, analyste chez Nomura, le titre pourrait reculer en Bourse en raison notamment de cette déception.

Chez State Street, le bénéfice par action hors exceptionnels a également augmenté un peu plus que prévu, du fait de la hausse de 10%, à 1,7 milliards de dollars, des revenus tirés des commissions.

State Street se classe troisième dans la conservation de titres, derrière BNY Mellon et JPMorgan.

Le bas niveau des taux d'intérêt bride la croissance des bénéfices de State Street et de BNY Mellon. Depuis 2008, le principal taux directeur de la Réserve fédérale américaine est proche de zéro, ce qui les force à renoncer aux commissions qu'elle prélèvent sur les marchés monétaires.

Joe Rauch et Svea Herbst-Bayliss, Gregory Schwartz et Jean Décotte pour le service français

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