Marchés 2011 - LCF Rothschild mise sur les titres d'entreprises

mercredi 19 janvier 2011 15h33
 

PARIS, 19 janvier (Reuters) - La Compagnie financière (LCF) Edmond de Rothschild privilégie en 2011 les placements dans les actions et les obligations d'entreprises, l'environnement restant porteur pour les indices boursiers dont le rebond cyclique n'est pas épuisé après deux années de hausse.

La société de gestion donne en ce début d'année la préférence aux marchés développés, en particulier les Etats-Unis, au détriment des pays émergents en raison de leur problématique d'inflation. En Europe, si l'Allemagne et la Grande-Bretagne gardent une longueur d'avance, un rattrapage de la France et de l'Italie est vraisemblable.

LCF Rothschild souligne la santé florissante des entreprises européennes en phase de désendettement et dont les marges devraient avoir retrouvé leur point haut en 2012, alors qu'aux Etats-Unis, les sociétés, avec une trésorerie de 1.300 milliards de dollars, dont 350 milliards pour le seul secteur technologique, devraient dégager des profits supérieurs à 2007.

"On est plutôt sur une ambiance agréable de sortie de crise. Le fonds de l'air est chaud", a estimé mardi lors d'une conférence de presse Michel Cicurel, président du directoire de LCF Edmond de Rothschild.

"En gros 2011 (...) c'est une année de 'métalescence', c'est une année à la fois de convalescence et de métamorphose".

Selon un scénario de base, les grands indices boursiers ont un potentiel de hausse d'environ 10%, mais une consolidation, voire une correction, est possible étant donné la persistance de certaines préoccupations (crise de la zone euro, volatilité probable des chiffres économiques, distorsions créées par les interventions des Etats, et envol des matières premières).

En termes d'allocation d'actifs, la société de gestion mise plus particulièrement sur le secteur technologique, les matières premières (pétrole et services pétroliers) et les valeurs industrielles, alors que les fusions et acquisitions pourraient animer l'année.

"A côté des actions (nous privilégions) toujours une position en emprunts privés et aussi une position en emprunts très court terme des pays asiatiques pour profiter de la hausse des devises asiatiques", a déclaré Dominique Netter, présidente du comité stratégique d'allocation d'actifs.

Les emprunts d'Etat américains et européens recèlent peu de potentiel d'appréciation mais des mouvements tactiques sont possibles.   Suite...