Goldman Sachs s'engage à instaurer davantage de transparence

mardi 11 janvier 2011 17h42
 

NEW YORK, 11 janvier (Reuters) - Soucieuse de redorer son blason, Goldman Sachs (GS.N: Cotation) a fait un pas vers plus de transparence en s'engageant à détailler la nature de ses profits afin d'apaiser les critiques lui reprochant de faire passer le propre intérêt du groupe avant celui de ses clients.

La banque d'investissement, qui doit publier ses résultats trimestriels la semaine prochaine, dévoilera pour la première fois le montant que lui rapportent ses activités de trading.

La banque dit également souhaiter prévenir les conflits d'intérêts.

Dans un rapport de 63 pages publié mardi, la banque énumère 39 résolutions pour remédier aux accusations des investisseurs, qui jugent opaque la communication financière du groupe, et celles de certains de ses clients, qui lui reprochent des conflits d'intérêt.

Cette démarche a été motivée par les accusations de fraude dont Goldman Sachs a été l'objet en 2010.

La Securities and Exchange Commission (SEC) avait alors accusé Goldman Sachs d'avoir créé et commercialisé le CDO nommé Abacus, soit des titres de dette adossés à des crédits immobiliers subprimes, sans dire aux investisseurs qu'un fonds spéculatif l'avait aidée à choisir les titres sous-jacents au produit pour ensuite parier contre ce produit à la vente.

En juillet dernier, Goldman Sachs a accepté de verser 550 millions de dollars (432 millions d'euros) à la SEC pour mettre fin à une procédure portant sur des accusations de fraude concernant la commercialisation du produit Abacus. (voir [ID:nLDE66E262])

Ce rapport fait également suite à un projet de réforme du système financier, approuvée l'été dernier, qui cherche à restreindre la capacité des groupes à mettre en jeu leurs propres fonds.

Pour Alan Villalon, analyste chez Nuveen Asset Management, Goldman Sachs s'efforce avant tout de "redorer son blason".

La banque a fait savoir qu'elle révèlerait si les profits générés par ses activités de trading sont ou non le fruit d'un investissement de ses propres fonds.

(Dan Wilchins, Catherine Monin pour le service français, édité par Nicolas Delame)