LEAD 1 M6-Le CA publicitaire 2010 meilleur qu'en 2008/Tavernost

vendredi 7 janvier 2011 20h23
 

* Croissance à deux chiffres du CA publicitaire en 2010

* Hausse d'au moins 5 à 10% des investissements dans sa grille en 2011

* Tavernost se dit "plutôt optimiste" pour 2011

PARIS, 7 janvier (Reuters) - M6 (MMTP.PA: Cotation) devrait connaître une croissance à deux chiffres de son chiffre d'affaires publicitaire en 2010 et va augmenter ses investissements dans les programmes d'au moins 5% à 10%, annonce Nicolas de Tavernost.

Les recettes publicitaires 2010 de la chaîne M6 auront dépassé leur niveau de 2008 (658 millions d'euros), ajoute le président du directoire dans une interview publiée sur le site du Figaro, à paraître dans l'édition papier de samedi.

"Après une année 2009 de résistance, le groupe M6 a vécu une année 2010 exceptionnelle avec une croissance dans tous ses métiers et une augmentation de son chiffre d'affaires publicitaire à deux chiffres, dépassant la croissance moyenne du marché", déclare-t-il.

"Toutes les autres activités ont connu une bonne année, dont notre branche cinéma (avec le succès des Petits Mouchoirs, de Twilight 3), M6Web, le pôle vente à distance et même le mobile: M6 Mobile est proche des deux millions de clients."

"En 2011, toutes chaînes confondues (...) le groupe va augmenter au minimum entre 5 et 10% ses investissements dans les programmes, si le marché publicitaire continue d'être satisfaisant", ajoute-t-il, rappelant que le coût de la grille de la seule chaîne M6 était compris entre 315 et 320 millions d'euros.

M6 maintient son objectif de conserver une part d'audience au-dessus de 10% en 2011, confirme Nicolas de Tavernost. La chaîne de télévision avait vu sa part d'audience passer sous ce seuil en décembre.

Par ailleurs, M6 sera candidat au prochain appel d'offres pour une fréquence haute définition pour la chaine cablée W9 et examinera la possibilité d'une autre fréquence réservée aux nouveaux services audiovisuels à la demande (SMAD), indique le président du directoire. (Juliette Rouillon, édité par Gregory Schwartz)