Rodriguez Group renoue avec le bénéfice net en 2009-2010

mardi 14 décembre 2010 19h33
 

PARIS, 14 décembre (Reuters) - Rodriguez Group (RDGP.PA: Cotation) a annoncé mardi avoir renoué avec le bénéfice net au terme d'une année de restructuration marquée par des réductions de coûts, des abandons de créances bancaires et des actualisations de créances obligataires.

Touché de plein fouet par la crise financière, le concepteur et maître d'oeuvre de yachts de luxe avait opté pour une procédure de sauvegarde en avril 2009.

L'entreprise a également été ébranlée, l'été dernier, par la mise en examen de son président Alexandre Rodriguez pour "blanchiment de fonds en bande organisée et association de malfaiteurs" et son incarcération à la prison de La Farlède (Var) après un coup de filet contre le grand banditisme marseillais. Alexandre Rodriguez a ensuite été libéré contre une caution de 1,5 million d'euros. [ID:nLDE66T121]

Depuis lors, Rodriguez a nommé un professionnel du marché de la grande plaisance, Eric de Saintdo, au poste de directeur général. Gérard Rodriguez, père d'Alexandre, conserve quant à lui le poste de président du groupe.

Rodriguez, qui a vu son chiffre d'affaires de l'exercice 2009-2010 clos le 30 septembre reculer à 87,2 millions d'euros, contre 109,6 millions un an auparavant, a cependant limité sa perte opérationnelle à 25,5 millions (contre 119,6 millions) après une réduction drastique de ses coûts.

"Ce plan (de réduction de coûts) s'est traduit par une baisse des frais de structure de l'ordre de 50%", indique Rodriguez dans un communiqué.

Le résultat net, qui ressort à 3,8 millions d'euros après une perte de 121,7 millions l'an dernier, intègre des abandons de créances consentis par les banques ainsi que des procédures d'actualisation de créances obligataires.

La société a également signé des partenariats avec deux nouveaux chantiers navals italiens, Italyachts et Sanlorenzo.

Tirant les conséquences de l'évolution du marché de la plaisance de luxe, Rodriguez précise ne pas avoir signé d'engagements "significatifs" de volumes avec ses deux chantiers navals et pouvoir adapter les prix d'achat aux conditions du marché.

(Pascale Denis, édité par Jean-Michel Bélot)