Bourse - Cisco plonge de 15% au lendemain de ses perspectives

jeudi 11 novembre 2010 16h58
 

BANGALORE, 11 novembre (Reuters) - Le titre du géant technologique Cisco Systems (CSCO.O: Cotation) chute de près de 15% jeudi dans des échanges débridés en début de séance à Wall Street, au lendemain de perspectives de chiffre d'affaires jugées décevantes qui ont conduit certains intermédiaires à abaisser leur recommandation sur la valeur.

Une demi-heure après l'ouverture, l'action avait effacé quelque 23,5 milliards de dollars (17,2 milliards d'euros) de capitalisation boursière dans des volumes d'échanges, avec 200 millions de titres qui ont changé de main dans cet intervalle, quatre fois supérieurs à la moyenne mobile sur 50 jours.

Vers 15h50 GMT, le titre Cisco plongeait de 14,66% à 20,90 dollars après être tombé jusqu'à 20,25 dollars. La valeur, qui fait partie du Dow Jones, pèse sur l'ensemble de la cote et en particulier sur le compartiment technologique, l'indice sectoriel .GSPT cédant 2,24%.

Le recul du spécialiste des équipements de routage du trafic internet affecte ainsi le secteur technologique européen, Alcatel-Lucent ALUA.PA et STMicroelectronics (STM.PA: Cotation) reculant de 2,2% et 3,2% respectivement à la Bourse de Paris tandis qu'United Internet (UTDI.DE: Cotation) chutait de 9,64% à Francfort.

A l'occasion de la publication, après la clôture mercredi, des résultats de son premier trimestre 2010-2011, Cisco a dit prévoir une hausse de son chiffre d'affaires comprise entre 9% et 12% sur l'ensemble de l'exercice, alors que les analystes attendaient en moyenne 13,1%. (voir [ID:nLDE6A92ON])

Le directeur général de Cisco a expliqué ces prévisions mitigées par "des difficultés à court terme", notamment en Europe, et, sur CNBC par la suite, il les a comparées à des "trous d'air" qui devraient persister pendant au moins deux trimestres.

Au moins trois courtiers ont abaissé leur recommandation sur la valeur et six autres ont réduit leur objectif de cours dans la foulée des annonces ce Cisco, qui s'est surtout dit affecté par le faible niveau des dépenses engagées par ses clients appartenant aux administrations publiques.

(Sayantani Ghosh, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Dominique Rodriguez)