Carlsberg en difficulté malgré de bons résultats, le titre chute

mardi 9 novembre 2010 12h28
 

COPENHAGUE, 9 novembre (Reuters) - Le brasseur Carlsberg (CARLb.CO: Cotation) chute en Bourse mardi malgré des résultats trimestriels supérieurs aux attentes, le marché réagissant aux pertes de parts de marché en Russie et à la haussse des coûts de production attendue par le groupe pour 2011.

Malgré des signes d'amélioration du marché est-européen, le directeur général Jorgen Buhl Rasmussen a prévenu que les conditions de marché restaient difficiles dans plusieurs marchés du Nord et de l'Ouest de l'Europe.

"Dans un avenir proche, les coûts de production en hausse vont peser et nous serons donc contraints d'augmenter le prix de vente", a-t-il dit.

Vers 10h45 GMT, le titre Carlsberg reculait de 4,54% à 568 couronnes danoises.

Carlsberg tire la moitié de son chiffre d'affaires d'Europe de l'Ouest, un marché qui arrive à saturation. Le producteur de quelque 300 marques, dont Carlsberg, San Miguel et Kronenbourg, envisage une croissance à moyen terme en Russie, malgré le triplement de la taxe sur la bière qui y a été imposé en janvier pour lutter contre l'alcoolisme. La filiale russe du groupe, Baltika, revendique une part de marché de 39%, en légère baisse par rapport au trimestre précédent. Carlsberg cite des données Nielsen pour ses calculs.

A plus long terme, le brasseur danois, quatrième mondial, table sur les marchés asiatiques.

Grâce notamment à l'été caniculaire, le marché russe a progressé de 2% sur le trimestre en Russie, réduisant le recul sur neuf mois à 5%, indique Carskberg.

Globalement, le bénéfice d'exploitation de Carlsberg a augmenté de 26% au troisième trimestre, pour atteindre 4,17 milliards de couronnes danoises (559 millions d'euros), contre 3,3 milliards (443 millions d'euros) un an auparavant. Les analystes interrogés par Reuters tablaient sur une hausse de 20%.

Carlsberg table pour 2010 sur un bénéfice d'exploitation supérieur à 10 milliards de couronnes, contre 9,39 milliards en 2009. La précédente prévision était d'environ 10 milliards de couronnes.

(Anna Ringstrom, Gregory Schwartz pour le service français, édité par Danielle Rouquié)