Statoil réduit son objectif de production 2010 après son T3

mercredi 3 novembre 2010 09h55
 

OSLO, 3 novembre (Reuters) - Le norvégien Statoil (STL.OL: Cotation) a réduit mercredi son objectif de production de pétrole pour 2010 après que des travaux de maintenance importants ont affecté ses résultats trimestriels.

Statoil, l'un des plus grands groupes pétroliers européens en termes de capitalisation boursière et le deuxième fournisseur de gaz naturel en Europe, a réduit sa prévision de production à 1,9 million de barils équivalents pétrole par jour, contre un précédent objectif allant de 1,925 million à 1,975 million.

Le groupe a également dit que la croissance de sa production serait limitée l'an prochain mais a en revanche maintenu sa prévision de production quotidienne pour 2012 à une fourchette comprise entre 2,06 millions à 2,16 millions de barils équivalents pétrole.

"Le vaste programme de maintenance des activités prévu au troisième trimestre a affecté de façon importante notre production de gaz et de pétrole", a déclaré dans un communiqué le directeur général Helge Lund.

Le résultat d'exploitation ajusté du groupe au troisième trimestre est ressorti à 26,7 milliards de couronnes norvégiennes (3,3 milliards d'euros), contre 31,1 milliards dégagés un an plus tôt et en dessous de la fourchette de prévisions des analystes du consensus Reuters allant de 28,4 à 34,2 milliards.

Cette tendance va à l'encontre du reste du marché, puisque Exxon Mobil (XOM.N: Cotation) et Total (TOTF.PA: Cotation) ont fait état de résultats trimestriels en hausse, soutenus par la hausse de la demande et l'augmentation des prix du gaz et du pétrole. (voir [ID:nLDE69R13Q] et [ID:nLDE69R0KZ]) "C'est vrai ils maintiennent leurs prévisions pour 2012, mais la question est de savoir si (leurs) problèmes persistants mettront cet objectif sous pression", souligne Endre Storloekken, analyste chez Danske Bank, qui considère "très nettement inférieurs aux attentes" les résultats trimestriels de Statoil.

Vers 8h45 GMT, le titre reculait de 5,1%, tandis qu'au même instant l'indice Stoxx regroupant les groupes énergétiques européens cédait 0,2%.

(Wojciech Moskwa et Joachim Dagenborg, Alexandre Boksenbaum-Granier pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)