Bonduelle voit sa marge chuter en 2011 et se redresser en 2012

mardi 5 octobre 2010 07h48
 

PARIS, 5 octobre (Reuters) - Bonduelle (BOND.PA: Cotation) a annoncé mardi prévoir une "baisse sensible" de sa rentabilité opérationnelle en 2010-2011, mais s'attendre à ce que sa marge se redresse dès l'année suivante.

Pour l'exercice 2009-2010 clos fin juin, le groupe qui produit des légumes frais, surgelés et en conserve a fait état d'un résultat annuel de 58,3 millions d'euros, qui a plus que doublé au cours de l'exercice, et d'une marge opérationnelle quasiment stable à 6,5%. Bonduelle avait déjà publié fin juillet des ventes annuelles jugées décevantes et émis un avertissement sur son résultat opérationnel 2009-2010. (voir [ID:nLDE66S0R2])

Evoquant un climat économique toujours incertain en Europe et l'absence d'une nette reprise de la consommation sur ses marchés matures, le groupe prévient que l'exercice 2010-2011 sera marqué par une "baisse sensible" de sa rentabilité opérationnelle.

Il ajoute que ses ventes progresseront uniquement grâce à l'intégration de France Champignon, sa dernière acquisition.

"L'existence de niveaux historiquement élevés des stocks de la profession, dans l'ensemble des zones géographiques, induit une pression, de nature conjoncturelle, très forte sur les prix de vente, particulièrement à marque de distributeurs", explique Bonduelle dans un communiqué.

"Des récoltes difficiles se traduisant par une sous-utilisation des outils de production et des surcoûts impacteront négativement les marges et pourraient entraîner des ruptures d'approvisionnement sur certaines gammes de produits au printemps 2011", poursuit-il.

Bonduelle estime néanmoins que cette baisse ponctuelle de sa rentabilité devrait se résorber en 2011-2012, prévoyant une "amélioration sensible de ses résultats" au cours de cet exercice.

Le groupe précise également qu'il compte proposer un dividende de 1,50 euro par action au titre de l'exercice écoulé.

L'action Bonduelle a clôturé lundi à 68,41 euros, représentant une capitalisation boursière d'un peu moins de 550 millions d'euros.

(Marie Mawad, édité par Dominique Rodriguez)