Intesa - Bénéfice net doublé au S1 grâce à des exceptionnels

vendredi 27 août 2010 19h31
 

MILAN, 27 août (Reuters) - Intesa Sanpaolo (ISP.MI: Cotation), numéro un italien de la banque de détail, a publié vendredi un bénéfice net semestriel doublé par rapport à l'an dernier à 1,0 milliard d'euros, mais cette performance, due principalement à une plus-value de cession, ne satisfait ni sa direction, ni ses actionnaires.

Légèrement supérieur au consensus, qui le donnait à 991 millions, le résultat semestriel intègre en effet un gain de 648 millions d'euros généré par la vente d'une filiale de services aux investisseurs à l'américain State Street (STT.N: Cotation).

L'administrateur délégué d'Intesa, Corrado Passera, a déclaré lors d'une téléconférence que les résultats étaient conformes aux objectifs mais il a ajouté: "Il est clair que nous ne sommes pas satisfaits et nous ne serons pas satisfaits tant que n'aurons pas renoué avec le genre de résultats que vous connaissez bien."

L'action Intesa a fini la journée en baisse de 1,95% à 2,2575 euros après un plus bas à 2,2025, sous-performant l'indice Stoxx 600 paneuropéen du secteur bancaire (+0,4%).

"Les exceptionnels pèsent lourd", a commenté un trader, qui a requis l'anonymat. Un analyste londonien qui n'a pas non plus souhaité être identifié a dit: "L'action gagnait environ 4,5% avant les résultats. Les chiffres eux-mêmes sont en ligne donc on pouvait s'attendre à ce que le titre se replie un peu après ce rally."

Sur la base des résultats semestriels, Intesa prévoit une hausse de son bénéfice net sur l'ensemble de l'année grâce à la réduction de ses coûts d'exploitation, du coût du crédit et des charges d'intégration ainsi qu'à des plus-values.

Corrado Passera a ajouté que la banque restait déterminée à introduire en Bourse sa filiale de gestion d'actifs Fideuram "au cours des prochains trimestres", tout en reconnaissant que le calendrier serait déterminé par le marché.

Intesa a retardé cette introduction en juin en raison des turbulences sur les marchés financiers provoquées par la crise de la dette souveraine en zone euro.

Les résultats du groupe italien montrent aussi une hausse de 2% du revenu net d'intérêts au deuxième trimestre par rapport au précédent, la première progression après trois trimestre consécutifs de baisse.

(Ian Simpson, Marc Angrand pour le service français, édité par Gwénaëlle Barzic)