August 25, 2010 / 4:35 PM / 7 years ago

LEAD 2 L'Oréal retrouve son niveau de marge record au S1

6 MINUTES DE LECTURE

* Le résultat opérationnel en forte hausse (+21,4%)

* Une marge nettement supérieure aux attentes

* Le groupe dit vouloir continuer d'améliorer sa rentabilité

(Actualisé avec précisions et commentaires d'analyste)

par Pascale Denis

PARIS, 25 août (Reuters) - L'Oréal (OREP.PA) a fait état mercredi d'une très forte hausse de son résultat d'exploitation, grâce au rebond de ses ventes dans les produits de luxe et aux effets de ses mesures de réductions de coûts.

Le numéro un mondial des cosmétiques, qui ne fait pas de prévision pour l'ensemble de l'exercice, indique simplement, dans un communiqué, aborder le second semestre "avec confiance" et vouloir continuer de renforcer sa rentabilité.

Le groupe a vu son résultat opérationnel grimper de 21,4% à 1.669 millions d'euros au premier semestre, un chiffre supérieur au consensus des analystes interrogés par Reuters (1.594 millions d'euros).

Sa marge a quant à elle atteint 17,3%, dépassant largement les 16,5% prévus (contre 15,7% un an plus tôt) et retrouvant son niveau record du premier semestre 2008, avant l'aggravation de la crise financière déclenchée par la faillite de la banque Lehman Brothers.

Le résultat net part du groupe hors éléments exceptionnels est quant à lui ressorti en hausse de 16,5% à 1.411 millions d'euros (contre 1.368 millions anticipés par le consensus).

"Les chiffres sont vraiment supérieurs aux attentes au niveau de la marge", souligne un analyste qui a souhaité garder l'anonymat et qui estime qu'ils devraient être bien accueillis par le marché jeudi matin.

La performance opérationnelle du géant des cosmétiques a principalement été tirée par une forte progression de la marge dans la division des produits de luxe (qui compte entre autres les marques Lancôme, Armani, Helena Rubinstein ou YSL Beauté), passée de 12% à 18% du chiffre d'affaires alors qu'elle a très légèrement fléchi (de 20,7% à 20,4%) dans la division grand public (L'Oréal Paris, Garnier, Gemey-Maybelline).

La chaîne The Body Shop a elle aussi vu sa marge nettement progresser, passant en un an de 1,9% à 4,1%.

ATTENTES SUR l'EVOLUTION DU SECOND SEMESTRE

Le groupe indique que ses résultats ont été soutenus par l'amélioration de ses prix de revient, la réduction des coûts liés aux stocks et un effet mix positif.

Parallèlement, les dépenses publicitaires ont progressé à 30,5% du chiffre d'affaires (contre 30% un an auparavant), tout comme les frais de recherche-développement (+7,6%), tandis que les frais administratifs et commerciaux ont reculé pour représenter 20,3% des ventes, contre 21,3%.

L'Oréal, qui commentera ses résultats devant les analystes et la presse jeudi matin, sera très attendu sur ses anticipations concernant sa croissance à moyen terme et sur l'évolution de la demande dans les marchés matures, en particulier en Europe occidentale, où la dynamique des ventes a nettement fléchi au deuxième trimestre.

Les analystes attendent également ses commentaires sur l'affaire Bettencourt, qui alimente depuis plusieurs mois les spéculations sur l'évolution du capital du groupe. Tout comme les dernières déclarations de Nestlé NESN.VX, deuxième actionnaire de L'Oréal, avec 29,8% du capital, après la famille Bettencourt (31%).

Le président du géant suisse de l'agroalimentaire, Peter Brabeck-Letmathe, a ainsi déclaré ce mercredi au quotidien suisse HandelsZeitung que le groupe n'avait pas encore arrêté sa position sur l'avenir de sa participation dans L'Oréal mais que le conseil d'administration lui avait demandé de "réfléchir à ce que pourrait être le développement à long terme" (de cette participation).

Le titre L'Oréal a clôturé mercredi à 75,77 euros à la Bourse de Paris, affichant un repli de 2,9% depuis le début de l'année, alors que l'indice diversifié européen des biens de consommations .SXQP avance de 10,5% sur la période. A ce niveau de cours, la capitalisation boursière du groupe ressort à 45,2 milliards d'euros.

La valeur se traite sur des multiples de valorisation d'environ 17,5 fois ses bénéfices estimés par les analystes pour 2011, un niveau nettement inférieur à la moyenne des cinq dernières années (24,5 fois) mais nettement supérieur aux 14,7 de la moyenne globale du secteur.

Voir aussi:

* Nestlé - Pas encore de décision pour l'Oréal [ID:nLDE67O07Y]

* L'affaire Woerth-Bettencourt refait surface [ID:nLDE67O1W1]

* Les actionnaires de Sanofi prudents sur Genzyme [ID:nLDE67O1WM]

* L'Oréal - La croissance organique ralentit au T2 [ID:nLDE66B1PV]

* Enquête préliminaire sur le contrat de Banier chez L'Oréal [ID:nLDE66J19V] (Edité par Jean-Michel Bélot)

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