Nielsen compte lever $2 mds avec son entrée en Bourse

mardi 17 août 2010 11h50
 

NEW YORK/BANGALORE, 17 août (Reuters) - Nielsen, numéro un mondial de la mesure d'audience et de consommation, prévoit de lever jusqu'à 2,01 milliards de dollars (1,5 milliard d'euros) lors de son introduction en Bourse, soit plus que le montant de 1,75 milliard qu'il visait au départ, a indiqué le groupe lundi dans un document réglementaire.

La société néerlandaise avait été retirée de la cote en 2006 après son rachat pour 10 milliards de dollars par six sociétés de capital investissement: Carlyle Group [CYL.UL], Blackstone Group (BX.N: Cotation), Kohlberg Kravis Roberts & Co [KKR.UL], Thomas H. Lee Partners [THL.UL], AlpInvest Partners et Hellman & Friedman.

Parmi ses principaux clients figurent Coca-Cola, NBC Universal, Nestlé, News Corp, Procter & Gamble ou encore Unilever.

Cette introduction en Bourse intervient alors que plusieurs entreprises liées aux médias tentent l'aventure de la cotation, notamment la société internet Demand Media, qui a enregistré son document ce mois-ci afin de lever 125 millions de dollars.

Skype a aussi déposé un dossier dans le but de lever 100 millions de dollars.

Lundi, une source proche du dossier a indiqué que le site de vidéos Hulu, notamment détenu par le fonds Providence, préparait également son entrée en Bourse. (voir [ID:nLDE67F0UN])

De nombreuses sociétés ont néanmoins dû reporté leur projet d'introduction en Bourse ces derniers mois en raison des conditions de marché défavorables.

Nielsen a dégagé 1,27 milliard de dollars de chiffre d'affaires au deuxième trimestre, en hausse de 7% sur un an, selon son site internet. Son résultat d'exploitation est ressorti à 182 millions de dollars contre 172 millions un an plus tôt.

Au 30 juin 2010, sa dette totale s'élevait à 8,44 milliards de dollars.

Nielsen a indiqué qu'il comptait récupérer environ 1,7 milliard de dollars à l'issue de son introduction en Bourse après déduction des différents frais, et qu'il souhaitait utiliser cette somme pour rembourser sa dette.

(Megan Davies et Brenton Cordeiro, Florent Le Quintrec pour le service français, édité par Dominique Rodriguez)