5 août 2010 / 16:12 / dans 7 ans

LEAD 3 Natixis s'intéresse à Pioneer, objectif de PNB confirmé

* Bénéfice net de E522 mlns au T2 contre perte l‘an dernier

* Natixis intéressé par un partenariat avec Pioneer

* Résultat net de E935 mlns pour sa maison-mère BPCE

* BPCE va rembourser E2,4 milliards à l‘Etat français

* Graphique interactif comparant les banques européennes: here

(Actualisé avec déclarations du DG sur Pioneer)

par Matthieu Protard

PARIS, 5 août (Reuters) - Natixis (CNAT.PA), qui a signé un deuxième trimestre au-dessus des attentes comme de nombreuses banques européennes, a confirmé jeudi son objectif de revenus pour 2010 et manifesté son intérêt pour un partenariat avec Pioneer, filiale de gestion de l‘italien Unicredit (CRDI.MI).

La banque française, détenue à près de 72% par BPCE (Banque populaire - Caisse d’épargne), avait indiqué en mars dernier être prête pour un rapprochement européen dans la gestion d‘actifs, à l‘image d‘Amundi, née de la fusion des activités de gestions du Crédit agricole (CAGR.PA) et de la Société générale (SOGN.PA) (voir [ID:nWEB4690])

Unicredit réfléchit actuellement à l‘avenir de sa filiale Pioneer et n‘exclut une cession. La direction de la banque italienne a indiqué début août avoir reçu de nombreuses marques d‘intérêt.

“Quand on regarde la présence de Pioneer, qui est en Italie, en Allemagne, en Europe de l‘est, c‘est effectivement un acteur qui peut répondre aux différents objectifs stratégiques de Natixis Asset Management”, a déclaré Laurent Mignon, directeur général de Natixis, lors d‘une conférence téléphonique sur les résultats trimestriels de la banque.

“C‘est une opération qui, si on devait aller de l‘avant, ne ferait sens que dans le cadre d‘un partenariat durable avec Unicredit dans la distribution”, a-t-il ajouté.

PAS DE DISCUSSION SUR COFACE

Natixis a dégagé un bénéfice net de 522 millions d‘euros au deuxième trimestre contre une perte de 819 millions d‘euros un an plus tôt.

Le consensus indicatif établi par la rédaction de Reuters auprès de sept analystes tablait en moyenne sur un résultat net de 416 millions d‘euros.

Sur la période, ses provisions pour pertes sur le crédit ont été divisées par 11 pour atteindre 93 millions d‘euros.

“On a une bonne résistance dans tous les métiers. Le fixed income est en forte baisse mais les actions en forte progression”, a commenté un analyste financier basé à Paris, qui n‘a pas souhaité être nommé. “Coface confirme son redressement”.

Interrogé sur une cession possible de la filiale d‘assurance crédit Coface, Laurent Mignon a fait savoir que Natixis ne discutait “avec personne”.

La banque a dit qu‘elle visait toujours un produit net bancaire de six milliards d‘euros pour 2010. Sur les six premiers mois de l‘année, son PNB s’élève déjà à 3,35 milliards d‘euros.

REMBOURSEMENT DE E1,8 MILLIARD

Sa maison-mère BPCE, dernière banque française à bénéficier des aides débloquées par l‘Etat pour traverser la crise, a de son côté fait état d‘un résultat net de 935 millions d‘euros sur la période, multiplié par 2,4 par rapport au T2 2009.

Son président François Pérol a indiqué que le groupe allait rembourser vendredi 1,8 milliard d‘euros à l‘Etat français. Un autre reboursement de 600 millions interviendra le 15 octobre prochain.

Le reste des aides, à savoir 2,9 milliards d‘euros, seront remboursées d‘ici 2013.

A titre de comparaison, les bénéfices nets de BNP Paribas (BNPP.PA) et de la Société générale (SOGN.PA) sont ressortis à 2,1 milliards d‘euros et à 1,08 milliard au deuxième trimestre. (voir [ID:nLDE6700CH] et [ID:nLDE6721B9])

De nombreux établissements bancaires ont depuis fin juillet publié des résultats trimestriels supérieurs aux attentes.

Mais les analystes sont de plus en plus sceptiques sur le rebond des comptes bancaires et soulignent que ce rebond est davantage le fruit d’éléments comptables que le reflet d‘une véritable amélioration de leurs activités. [ID:nLDE6741AK]

Recapitalisée à plusieurs reprises pendant la crise, Natixis bénéficie depuis l’été 2009 de la garantie de BPCE sur ses actifs toxiques, isolés dans une structure dédiée.

Depuis l‘octroi de cette garantie, l‘action Natixis a nettement rebondi à la Bourse de Paris après s’être littéralement effondrée, touchant son plus bas en mars 2009 à 0,80 euro et plongeant de nombreux petits actionnaires et épargnants dans le désarroi.

Sur les 12 derniers mois, le titre a gagné près de 119% et 22% depuis le début de l‘année. Il a clôturé jeudi à 4,29 euros mais reste encore loin des 19,55 euros de son introduction en Bourse fin 2006.

Voir aussi:

* L‘AMF met Natixis hors de cause sur sa communication [ID:nLDE65T1XS]

* LE POINT sur l‘actualité des banques [BANK/FR]

Edité par Cyril Altmeyer

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