4 août 2010 / 10:20 / il y a 7 ans

LEAD 1 Lloyds renoue avec les bénéfices au premier semestre

* Dépréciations en baisse à £6,554 mds

* Bénéfice imposable de 1,603 md, supérieur au consensus

* Action en hausse à Londres

par Sudip Kar-Gupta

LONDRES, 4 août (Reuters) - Lloyds Banking Group (LLOY.L), partiellement nationalisée durant la crise financière, a signé son premier bénéfice semestriel en deux ans et dit anticiper une performance solide à la faveur de la reprise graduelle de l'économie britannique.

Des provisions pour pertes sur crédit en baisse ont permis à la banque de dégager un bénéfice imposable de 1,603 milliard de livres sterling (d'euros) au cours du premier semestre 2010 contre une perte de 3,96 milliards un an auparavant.

Ces chiffres constituent un retournement spectaculaire pour Lloyds renfloué à grands renforts d'argent public par l'Etat britannique au cours de la crise financière.

Les analystes interrogés par Thomson Reuters I/B/E/S anticipaient en moyenne un bénéfice avant impôts de 694 millions de livres.

"Nous nous attendons à faire état d'une performance robuste à moyen terme dans la mesure où l'économie britannique bénéficie d'une reprise graduelle", a expliqué Lloyds dans un communiqué.

DÉPRÉCIATIONS EN BAISSE

"Le produit des intérêts est bien meilleur que ce que nous attendions", a commenté Joseph Dickerson, analyste chez Brokerage Execution.

Les dépréciations sont ressorties à 6,554 milliards de livres contre 13,4 milliards lors des six premiers mois de 2009.

A 10h10 GMT, l'action Lloyds prenait 1,78% à 73,03 pence, surperformant l'indice paneuropéen des banques .SX7P qui reculait de 1,7%.

Depuis le début de l'année, le titre Lloyds est l'un des plus performants du secteur bancaire, affichant une hausse de près de 50%, et les analystes ont misé sur une amélioration progressive du sort de la banque, devenue le quatrième établissement de crédit européen en termes de capitalisation boursière.

Effectué en 2008 à l'initiative du gouvernement de l'époque, le rachat de HBOS, alors en pleine déconfiture, a considérablement alourdi le fardeau de Lloyds.

Les difficultés de la banque ont conduit l'Etat britannique à prendre une participation de 41% dans son capital au prix 63 pence par action. Il compte en sortir mais cette procédure pourrait être retardée par une enquête ouverte par le nouveau gouvernement et qui pourrait prendre une année, selon des analystes.

Lloyds souhaite céder des activités qu'il ne veut plus exercer et prévoit notamment de se séparer de 600 agences en Grande-Bretagne, ce qui ne devrait cependant pas être fait dans un futur proche.

"Je pense qu'il faudra du temps avant que nous cédions ces agences", a déclaré le directeur général Eric Daniels lors d'une conférence de presse.

Sudip Kar-Gupta, Nicolas Delame pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

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