Wall Street - Le rebond à l'épreuve de l'emploi et des résultats

dimanche 1 août 2010 16h24
 

par Caroline Valetkevitch

NEW YORK, 1er août (Reuters) - Les actions américaines pourraient avoir du mal à franchir le seuil technique sur lequel elles ont buté ces derniers jours si les chiffres mensuels de l'emploi et les résultats des sociétés cotées n'apportent pas aux investisseurs de nouvelles raisons de croire à la reprise.

L'indice large Standard & Poor's 500 .SPX n'est pas parvenu à s'installer au-dessus de sa moyenne mobile sur 200 jours, considérée comme un bon indicateur de la tendance de fond du marché, en raison notamment d'indicateurs économiques mitigés et des prévisions jugées décevantes publiées par certaines grandes entreprises, comme le fabricant de puces Nvidia (NVDA.O: Cotation) ou l'éditeur de logiciels Symantec (SYMC.O: Cotation).

L'activité sur le marché des options indique que les valeurs technologiques pourraient rester soumises à une volatilité élevée la semaine prochaine. Et sur la semaine écoulée, le Nasdaq .IXIC a enregistré la plus mauvaise performance des trois grands indices de Wall Street (-0,65% contre +0,4% pour le Dow Jones).

Parmi les grands groupes qui doivent présenter leurs comptes au cours des prochains jours figurent Procter & Gamble (PG.N: Cotation) et Clorox (CLX.N: Cotation), dont les résultats pourraient apporter de nouvelles indications sur l'évolution de la consommation des Américains.

Mais les chiffres mensuels de l'emploi, qui seront publiés vendredi seront sans doute le principal obstacle à franchir pour le marché.

L'annonce le mois dernier de nouvelles destructions d'emplois a déjà fortement contribué à faire croître le doute sur la solidité de la reprise. Et vendredi, la première estimation du PIB du deuxième trimestre a montré que le ralentissement avait été plus marqué qu'attendu.

"Nous avons réduit notre exposition aux actions parce que nous sommes préoccupés par le fait que l'économie pourrait continuer de se dégrader jusqu'à la fin de l'année", explique Joseph Battipaglia, stratège de marché de Stifel Nicolaus.

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