Valeo - Pardus est libre de ses mouvements, dit Aschenbroich

mercredi 28 juillet 2010 14h14
 

PARIS, 28 juillet (Reuters) - Jacques Aschenbroich, directeur général de Valeo (VLOF.PA: Cotation), a refusé mercredi de commenter la récente descente de Pardus dans son capital, répondant que tout actionnaire est libre de faire ce qu'il veut.

Le fonds d'investissement américain a réduit fin mai sa participation dans l'équipementier automobile à 14,9%, contre un peu moins de 20% jusqu'ici, puis a ramené celle-ci en juillet juste au-dessus de 10%.

"Tout actionnaire d'une société comme Valeo est actionnaire et libre de faire ce qu'il veut (...) Je n'ai pas à commenter ce que fait tel ou tel actionnaire", a déclaré Jacques Aschenbroich au cours d'une conférence de presse consacrée aux résultats semestriels du groupe, publiés la veille.

"Il y a un représentant de Pardus au conseil qui joue pleinement son rôle d'administrateur, et qui a voté, comme les autres administrateurs, le plan stratégique qui a été présenté", a-t-il ajouté.

Pardus a obtenu l'an dernier la séparation des fonctions de président et de directeur général du groupe ainsi qu'un recentrage sur ses principaux métiers. Le prédécesseur de Jacques Aschenbroich, Thierry Morin, qui refusait de céder au fonds sur le premier point, avait dû s'incliner et quitter l'entreprise.

En faisant appel à Bank of America Merrill Lynch pour étudier les moyens de mieux valoriser son cours de Bourse, Valeo s'est retrouvé début juin au coeur de spéculations sur l'éventualité d'options plus drastiques que le plan stratégique 2013 dévoilé au printemps.

Jacques Aschenbroich a refusé de commenter ce qu'il a qualifié de rumeurs et répété que le travail avec ses conseils s'inscrivait dans le cadre de la stratégie industrielle actuelle du groupe.

"(...) On travaille en permanence avec des gens pour nous aider à mieux faire comprendre le changement de Valeo", a-t-il déclaré. "Ma responsabilité est aussi de faire prendre conscience au marché que Valeo est en train de changer, que sa rentabilité s'améliore, qu'elle est structurelle, mais il n'y a rien à attendre de cette étude."

Interrogé sur d'éventuelles futures manoeuvres de fusions-acquisitions, Jacques Aschenbroich a répondu que la priorité était de ramener la note crédit dans la catégorie "investment grade".   Suite...