July 20, 2010 / 1:30 PM / 7 years ago

LEAD 2 Goldman Sachs - Résultat du T2 inférieur aux attentes

6 MINUTES DE LECTURE

* BPA ajusté : 1,72 dollar au lieu de 2,08 dollars attendu

* Chute du chiffre d'affaires dans le trading obligataire

* Baisse également du C.A. dans la banque d'affaires

* Le titre gagne plus de 1,5%

par Steve Eder

NEW YORK, 20 juillet (Reuters) - Goldman Sachs (GS.N) a publié mardi des résultats en baisse et inférieurs aux attentes pour le deuxième trimestre en raison d'un net recul de l'activité dans ses métiers de base, le trading et la banque d'affaires.

La banque américaine a également été affectée par des charges exceptionnelles : règlement d'un litige pour fraude avec la SEC aux Etats-Unis et taxation des primes au Royaume-Uni.

Mais même sans ces éléments, le résultat est inférieur aux attentes. Le bénéfice par action ressort alors à 1,72 dollar, alors que Wall Street attendait 2,08 dollars, selon Thomson Reuters I/B/E/S.

C'est la première fois depuis janvier 2009, quand la banque avait accusé une perte plus importante que prévu en raison de la crise financière, que Goldman affiche un résultat inférieur aux attentes.

Le bénéfice net part du groupe se monte à 453 millions de dollars ou 78 cents par action diluée, contre 2,7 milliards ou 4,93 dollars par action il y a un an.

Le produit net bancaire (chiffre d'affaires) a chuté de 36% à 8,84 milliards de dollars alors qu'il était de 13,76 milliards au deuxième trimestre 2009. Le marché attendait 8,94 milliards.

Le rendement des fonds propres est tombé à 9,5%, alors qu'il était de 25% en moyenne au cours des quatre précédents trimestres.

"C'est un ralentissement significatif de l'activité dans son ensemble", commente Walter Todd, gérant de portefeuille chez Greenwood Capital Associates. "Goldman nous avait habitués à être à contre-courant (dans la banque d'affaires), mais, ce trimestre, on dirait qu'elle est plus sensible aux tendances du secteur en général."

Les médiocres résultats de Goldman étaient attendus après l'annonce par Bank of America (BAC.N) et Citigroup (C.N) d'une baisse de leur activité dans le trading et la banque d'affaires.

Le principal concurrent de Goldman Sachs, Morgan Stanley (MS.N), doit publier ses trimestriels mercredi.

Moins De Risques

Le chiffre d'affaires de Goldman dans le trading obligataire, qui avait nourri le rebond de la banque après la crise financière, a chuté de 35% à 4,4 milliards de dollars.

Le chiffre d'affaires de Goldman dans le trading actions, commissions comprises, a chuté de 62% à 1,2 milliard de dollars alors que les marchés se sont montrés extrêmement volatils.

Dans la banque d'investissement, le chiffre d'affaires s'est établi à $917 millions, en baisse de 35% par rapport à $1,4 milliard un an plus tôt. Dans ce segment, si les honoraires liés au métier de conseil en fusions-acquisitions ont bondi de 28% à 472 millions de dollars, le chiffre d'affaires lié aux opérations boursières et obligataires (introduciton en Bourse, etc.) a chuté de 58% à $445 millions.

Les résultats de la banque baissant, les sommes mises de côté pour les rémunérations et autres avantages ont reculé : 3,8 milliards de dollars ont été mis de côté, au lieu de $6,6 milliards au deuxième trimestre 2009.

A Wall Street, après avoir hésité pendant la première moitié de la séance, l'action Goldman avançait vers 17h40 GMT de 1,94% à 148,52 dollars alors que l'indice bancaire KBW .BKX perdait 1,53%.

Le directeur financier de Goldman Sachs David Viniar a mis l'accent sur la baisse de l'activité avec la clientèle durant le trimestre et s'est inquiété de la croissance mondiale plutôt que du règlement du litige pour fraude avec la SEC.

La banque a accepté la semaine dernière de verser 550 millions de dollars pour résoudre son différend avec la Securities and Exchange Commission (SEC) qui l'accusait de fraude dans la commercialisation d'un fonds obligataire lié à aux crédits subprimes nommé Abacus. (voir [ID:nLDE66E262])

Les résultats de Goldman ont également été affectés par une taxe de 600 millions de dollars sur les primes de ses cadres bancaires au Royaume-Uni.

Le directeur financier a souligné l'importance de la réforme financière votée la semaine dernière par le Congrès mais a estimé qu'il était beaucoup trop tôt pour évaluer l'impact de la nouvelle législation, qui se veut plus restrictive sur la prise de risque à Wall Street, notamment en matière de produits dérivés et de trading pour compte propre.

"La nouvelle législation financière représente le changement le plus important pour le secteur financier depuis des décennies", a estimé David Viniar.

La banque semble avoir moins pris de risque durant le trimestre en matière de trading. La perte maximale possible sur 95% du trading durant le trimestre est tombée à 136 millions de dollars. Elle était de 245 millions il y a un an. Le chiffre du deuxième trimestre est le plus bas depuis trois ans.

Danielle Rouquié pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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