15 juillet 2010 / 11:33 / il y a 7 ans

LEAD 2 JPMorgan dépasse le consensus au T2, moins de provisions

* BPA du T2 ajusté 73 cents c. 67 cents

*Bbénéfice net banque d‘investissement -6%

* Revenu de trading obligations, change, MP -28%

* L‘action perd plus de 2%

par Elinor Comlay

NEW YORK, 15 juillet (Reuters) - JPMorgan Chase (JPM.N) a fait état jeudi de résultats supérieurs aux attentes au deuxième trimestre, grâce à une baisse de ses provisions pour pertes sur créances, un élément qui laisse espérer aux investisseurs que les choses reviennent à la normale chez cette banque.

Pour autant, l‘action recule sensiblement, de plus de 2%, les investisseurs étant chagrinés par son évaluation de la conjoncture économique. L‘indice des bancaires KBW .BKX fléchit encore plus, de 2,45%.

De surcroît, l‘essentiel des bénéfices trimestriels provient de sources de revenus qui ne sont pas stables, comme la réduction des provisions pour créances douteuses, alors que dans certains segments, à l‘instar du crédit immobilier classique, il y a de plus en plus de créances douteuses, ce qui est de mauvais augure pour des banques telles que Citigroup (C.N) et Bank of America (BAC.N) qui publient vendredi.

Le revenu de trading de JPMorgan a baissé mais il est meilleur que prévu, ce qui est peut-être un signe positif pour des banques comme Goldman Sachs Group (GS.N) ou Morgan Stanley (MS.N), qui annoncerait leurs résultats trimestriels la semaine prochaine.

“Les résultats sont tout juste convenables; il y a un petit peu moins qu‘il n‘y paraît”, commente Doug Kass (Seabreeze Partners Management).

L‘encours de prêts de la banque a continué de diminuer, ce qui montre qu‘elle hésite à courir le risque de nouveaux crédits pour le moment. Elle affirme qu‘elle ne peut encore évaluer à quel point la réforme de la réglementation financière affectera ses comptes, une information que, précisément, attendaient les investisseurs avec impatience.

UN DG MOINS OPTIMISTE

Le directeur général Jamie Dimon a paru moins optimiste pour l‘avenir qu‘il ne l’était au premier trimestre, lorsqu‘il déclarait que la reprise économique des Etats-Unis pourrait s‘avérer solide.

“Il est trop tôt pour mesurer l‘amélioration que nous observerons à partir de maintenant” dans le crédit à la consommation, où les rendements “restent inacceptables”, s‘est-il contenté de déclarer jeudi.

“Nous ne savons pas ce qui va se passer pour les prix de l‘immobilier et à notre avis nous ne sommes pas les seuls”, a-t-il dit ensuite à des analystes.

La banque a fait état d‘un résultat net de à 4,8 milliards de dollars (3,7 milliards d‘euros), soit 1,09 dollar par action, contre 2,7 milliards (28 cents par action) lors de la période correspondante de l‘an dernier.

Le bénéfice net de la banque d‘investissement a diminué de 6% à 1,38 milliard de dollars. Le deuxième trimestre a été marqué par des marchés qui ont évolué en dents de scie, alternant par exemple les chutes en Bourses avec les pics de hausse sur le marché obligataire.

Le revenu tiré par JPMorgan de l‘obligataire, des matières premières et des changes a chuté de 28% à 3,56 milliards de dollars. Le trading obligataire a été l‘un des principaux moteurs du bénéfice de toutes les grandes banques.

La banque a dégagé un bénéfice exceptionnel de 1,5 milliard de dollars, soit 36 cents par action, du fait de la réduction de ses provisions sur créances durant le trimestre. En excluant ce bénéfice, le résultat annoncé par JPMorgan - 73 cents - dépasse le consensus des analystes qui ressortait à 67 cents par action, selon Thomson Reuters I/B/E/S.

La banque ne compte pas renouveler à chaque trimestre cet exercice de réduction des provisions mais Jamie Dimon a affirmé que c’était la chose à faire qui s‘imposait durant ce trimestre.

Il a ajouté que la banque était bien dotée en liquidités, après avoir racheté pour 500 millions de dollars de ses actions au premier semestre, mais il a signalé que la banque voulait être plus assurée de ses fonds propres avant d‘augmenter son dividende.

Beaucoup de banques veulent relever le dividende mais les régulateurs voient cela d‘un mauvais oeil, ce qui rend les rachats de titres plus vraisemblables.

La banque a précisé que ses pertes sur les crédits à la consommation, les prêts immobiliers, les cartes de crédit et autres créances, avaient diminué au deuxième trimestre à la fois par rapport aux trois premiers mois de l‘année et par rapport au deuxième trimestre 2009.

JPMorgan a enfin fait état d‘une charge de 550 millions de dollars liée à la taxe britannique sur les bonus bancaires. Elle avait précédemment lancé une mise en garde sur cette charge, en précisant qu‘elle constituerait un élément “important” du trimestre.

Gwénaelle Barzic et Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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