RIM-Résultats meilleurs que prévu mais les livraisons déçoivent

jeudi 24 juin 2010 23h37
 

TORONTO, 24 juin (Reuters) - Research in Motion (RIM) RIM.TO RIMM.O a fait état jeudi de résultats trimestriels meilleurs que prévu mais cela n'a pas empêché le titre du fabriciant de Blackberry de reculer en après-Bourse après des livraisons et un nombre d'abonnés inférieurs aux attentes.

RIM, qui annoncé ses résultats du premier trimestre 2010-2011 le jour même où Apple (AAPL.O: Cotation), son principal concurrent sur le marché des smartphones, mettait en vente la nouvelle version de l'iPhone 4. [ID:nLDE65M2IF]

Le groupe, qui doit également affronter la concurrence croissante du Droid de Motorola MOT.N, a dégagé un bénéfice net de 769 millions de dollars (624 millions d'euros), soit 1,38 dollar par action sur les trois mois au 29 mai contre 643 millions (1,12 dollar/action) il y a un an.

Le chiffre d'affaires sur la période a augmenté de 24% à 4,24 milliards de dollars.

Les analystes interrogés par Reuters avaient tablé en moyenne sur un bénéfice net par action de 1,34 dollar et sur des ventes de 4,35 milliards de dollars.

Le groupe canadien a dit avoir livré plus de 11 millions d'appareils sur les trimestre et gagné 4,9 millions de nouveaux abonnés, des chiffres qui correspondent à la partie basse de sa fourchette de prévisions mais qui sont inférieurs aux anticipations des analystes.

Sur le trimestre qui vient de commencer, RIM a dit tabler sur entre 4,9 et 5,2 millions de nouveaux abonnés.

Le groupe a également dit anticiper pour le deuxième trimestre 2010-2011 un bénéfice par action compris entre 1,33 et 1,40 dollar et sur un chiffre d'affaires allant de 4,4 à 4,6 milliards de dollars.

Le titre RIM, qui avait clôturé en baisse de 1,78% à 58,578 dollars sur le Nasdaq, reculait de plus de 2% à 56,40 dollars dans des échanges d'après-Bourse aux Etats-Unis.

"RIM est très fort pour dégager de la rentabilité. Mais le groupe ne vend pas autant d'appareils qu'espéré. Tout le monde redoute de voir Android et Apple gagner des parts de marché", a noté Todd Coupland, analyste chez CIBC World Markets.

(Benoit Van Overstraeten pour le service français)