June 23, 2010 / 2:15 PM / 7 years ago

France/Assurance vie-La FFSA vise une hausse de 2% à 6% en 2010

5 MINUTES DE LECTURE

* Bases de comparaisons moins favorables pour l'assurance vie

* La FFSA lance un nouvel appel pour la stabilité fiscale

* Tendances peu changées dans le dommage

par Pascale Denis

PARIS, 23 juin (Reuters) - Le marché français de l'assurance vie devrait progresser de 2% à 6% en 2010, revenant à des taux plus conformes à sa croissance moyenne de long terme, estime la Fédération française des sociétés d'assurance (FFSA) qui lance un nouvel appel à la stabilité du régime fiscal du "placement préféré des Français".

Alors que le projet de réforme des retraites n'a pas touché à la fiscalité de l'assurance vie, les assureurs redoutent une éventuelle mise à contribution dans le projet de loi de Finances qui fera l'objet d'un premier débat d'orientation budgétaire le 6 juillet.

Les contrats d'assurance vie, qui sont majoritairement souscrits dans une optique de préparation à la retraite, drainent 52% de l'épargne dite "longue" des Français, devant les actions-obligations et l'épargne salariale (37%) et les PEL (plans d'épargne logement) ou PEP (plans d'épargne populaire) des réseaux bancaires (8%).

Leur encours totalisait 1.234 milliards d'euros à la fin 2009.

"Nous escomptons en assurance vie une progression plus faible cette année qu'en 2009, comprise entre 2% et 6%, car les effets de base seront moins favorables qu'en début d'année", a déclaré mercredi Bernard Spitz, président de la FFSA, lors d'une conférence de presse consacrée au bilan 2009 de l'assurance française.

En janvier, la FFSA anticipait une progression de l'ordre de 4% à 6% pour l'ensemble de 2010.

"Apporter Beaucoup Au Pays"

En outre, l'assurance vie ne devrait pas profiter, comme en 2009, des transferts massifs opérés depuis les produits de court terme dont la rémunération avait très fortement baissé en 2009.

Le marché de l'assurance vie, qui avait progressé de 12% l'an dernier après deux années successives de baisse, affichait encore, à la fin mai 2010, une progression de 8% sur un an.

"Si l'on préserve cette épargne longue, elle pourra apporter beaucoup au pays", a plaidé Bernard Spitz, appelant à une "orientation de l'épargne vers le plus utile", à savoir le financement des entreprises et des compléments de retraite.

Sur des actifs investis totalisant 1.616 milliards d'euros à la fin 2009, les placements des assureurs se répartissent à 54% dans les entreprises (obligations privées et actions), à 34% dans les emprunts d'Etat, à 7% dans les actifs monétaires et à 5% dans d'autres actifs. En assurance dommages, la FFSA anticipe une progression du marché de 2% à 3% cette année, après une hausse de 1% en 2009.

Revenant sur les résultats des assureurs en 2009, Bernard Spitz s'est félicité de la résistance d'un secteur qui, dans la crise, "n'a pas demandé un euro au contribuable", mais qui vu sa rentabilité nette reculer à 6,8% (résultat net sur fonds propres), contre 11,3% un an auparavant et sa solvabilité renforcée grâce à la reprise des marchés et à la reconstitution de ses plus-values latentes.

La marge de solvabilité constituée par rapport à la marge réglementaire est ressortie à 2,1 en 2009 pour les sociétés mixtes (vie et dommage), contre 1,1 en 2008, et à 7,5 pour les sociétés dommages, contre 5,6.

Voir aussi :

* France/Assurance-Une lourde sinistralité depuis le début 2010 [ID:nLDE65M0IY] (Pascale Denis, édité par Jean-Michel Bélot)

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