Ryanair, bénéficiaire, s'apprête à verser son premier dividende

mardi 1 juin 2010 08h47
 

DUBLIN, 1er juin (Reuters) - La compagnie aérienne Ryanair (RYA.I: Cotation) a annoncé mardi son intention de verser un dividende, le premier depuis son introduction en Bourse en 1997, après avoir renoué avec les bénéfices sur son exercice fiscal 2009-2010.

La première compagnie aérienne à bas coût en Europe estimait auparavant qu'elle pourrait en finir avec sa politique de non distribution de dividende autour de 2013 avec le ralentissement de sa croissance, même si certains analystes pensaient que ce discours constituait surtout un élément de sa stratégie de marchandage avec Boeing (BA.N: Cotation) sur des achats d'avions.

"Puisque nous ne prévoyons pas de nouvel accord avec Boeing dans un avenir prévisible, nos dépenses brutes d'investissement vont chuter considérablement sur les trois prochaines années", a déclaré mardi le directeur général de la compagnie, Michael O'Leary.

Il a indiqué que Ryanair générerait jusqu'à un milliard d'euros d'excédent de trésorerie d'ici la fin de 2013. Il propose de ponctionner 500 millions d'euros pour le verser sous la forme d'un dividende exceptionnel en octobre et peut-être consacrer 500 millions supplémentaires plus tard soit au versement d'un dividende, soit pour racheter des actions.

Si Ryanair n'a pas versé de dividende par le passé, la compagnie a en revanche dépensé plus de 300 millions d'euros pour des rachats de titres au cours des trois dernières années.

Ryanair, qui avait l'an dernier publié sa première perte en 20 ans en raison de dépréciations liées à sa participation dans Aer Lingus AERL.I, a dégagé un bénéfice net ajusté de 319 millions d'euros pour son exercice fiscal clos à fin mars, avant de comptabiliser une dépréciation de 13,5 millions d'euros relatives à Aer Lingus.

Les analystes interrogés par Thomson Reuters I/B/E/S tablaient sur un bénéfice net de 311,74 millions d'euros en s'appuyant sur les propres perspectives de la compagnie qui au mois d'avril s'attendait à un profit d'au moins 310 millions d'euros.

Pour l'exercice à venir, le groupe espère que son bénéfice augmentera de 10 à 15% hors coûts exceptionnels liés à l'éruption du volcan islandais qui paralysé l'espace aérien européen.

(Andras Gergely, Alexandre Boksenbaum-Granier pour le service français, édité par Danielle Rouquié)