BPCE pourrait se renforcer dans la gestion d'actifs - Pérol

mardi 25 mai 2010 07h50
 

PARIS, 25 mai (Reuters) - BPCE pourrait se renforcer à l'international dans la gestion d'actifs à travers Natixis (CNAT.PA: Cotation), a déclaré le président du directoire du groupe bancaire mutualiste lors d'un entretien aux Echos.

François Pérol a également confirmé que BPCE (Banque populaire - Caisse d'épargne) souhaitait relever son ratio de fonds propres core Tier One de 7,3% en mars à plus de 8% en 2013 tout en remboursant avant cette date les aides que l'Etat lui a accordées dans le cadre de la crise financière.

Prié de dire si le remboursement de ces aides contraignait BPCE en matière d'acquisitions, François Pérol a déclaré aux Echos : "Non. Les deux sujets ne sont pas liés. Les aides approuvées par l'Europe n'étaient pas des aides au sauvetage mais entraient dans le cadre d'un plan de soutien au financement de l'économie. Elles ne sont donc pas assorties de restrictions en termes de croissance."

"Dès lors, nous pourrions nous renforcer à l'international, par acquisition ou croissance organique, par le biais de Natixis, dans la gestion d'actifs par exemple. J'ajoute que notre objectif est également de rembourser ces aides aussi vite que possible." Le président du directoire de BPCE a également répété qu'un retrait de la cote de Natixis - dont le groupe détient 71,5% - n'était pas "à l'ordre du jour".

Evoquant le programme de cessions du groupe bancaire mutualiste, il a déclaré : "Il n'existe pas d'autre calendrier que celui d'une bonne valorisation de nos actifs et d'une bonne allocation de nos fonds propres. Le respect de notre trajectoire financière n'impose pas de cessions ; nous ne sommes pas des vendeurs 'forcés'. Le remboursement des aides d'Etat peut se faire en dehors de toute cession."

Concernant les nouvelles règles de Bâle III, censées accroître la quantité des capitaux détenus par les banques, François Pérol estime qu'elles "auront un effet récessif si elles sont toutes appliquées, en même temps et sans discernement".

"Tout est affaire de dosage et de calendrier d'ensemble, sinon on aura mécaniquement un assèchement du crédit et une augmentation de son coût."

Le quotidien Les Echos écrit par ailleurs que BPCE "devrait valider à la fin du mois de juin la simplification de sa structure dont le volet principal passe par la disparition juridique de ses deux anciens holdings de tête, CE Participations pour les Caisses d'Epargne et BP Participations pour les Banques Populaires et leur fusion au sein du holding BPCE SA".

"Selon nos informations, seules la participation de 41% dans Nexity ne sera pas apportée au holding, ainsi que l'activité pour compte propre et deux groupements d'intérêts économiques appartenant aux Caisses d'Epargne", précise le quotidien.

(Benjamin Mallet, édité par Jean-Michel Bélot)