Le minier brésilien Vale voit son bénéfice s'éroder au T1

jeudi 6 mai 2010 09h00
 

RIO DE JANEIRO, 6 mai (Reuters) - Le géant minier brésilien Vale (VALE.N: Cotation) (VALE5.SA: Cotation) a annoncé mercredi soir une légère baisse de son bénéfice net du premier trimestre, sous le coup d'une hausse des coûts opérationnels et financiers et d'un repli du chiffre d'affaires.

Le groupe n'a ainsi pas encore tiré parti de la transition de contrats annuels à prix fixe vers des contrats sur la base de prix trimestriels pour le minerai de fer, une évolution qui devrait lui permettre de profiter à plein de la remontée des cours de cette matière première.

Les analystes financiers s'attendent ainsi à une forte hausse du chiffre d'affaires de Vale au deuxième trimestre à la faveur de l'entrée en vigueur de ce nouveau type de contrats.

"Nous avons conclu des accords, permanents ou provisoires, avec tous nos clients dans le minerai de fer pour modifier les contrats existants et les faire évoluer vers (un système de) prix basé sur les indices. La mise en place de ce nouveau système commencera dans nos résultats financiers dès le deuxième trimestre 2010", a expliqué Vale dans un communiqué.

Le groupe brésilien, premier producteur mondial de minerai de fer, a finalisé au cours des dernières semaines des négociations qui se sont soldées par le relèvement du prix de la tonne de minerai fer à environ 100 dollars contre 55,86 dollars la tonne en moyenne au cours du quatrième trimestre.

Vale a également dit s'attendre à voir sa croissance soutenue par la mise en oeuvre d'une série de projets, comme l'agrandissement de la mine, déjà immense, de minerai de fer de Carajas ainsi que des zones d'exploitation récemment acquises en Guinée.

Sur les trois premiers mois de l'année, son bénéfice net a reculé de 8,6% à 2,88 milliards de reais (1,3 milliards d'euros) et le résultat brut d'exploitation (Ebitda) est passé de 5,45 milliards au premier trimestre 2009 à 5,39 milliards sur les trois premiers mois de 2010.

Son chiffre d'affaires a baissé de 2,6% sur la période, à 12,92 milliards, en raison notamment d'une grève dans ses activités de nickel au Canada, de pluies diluviennes dans l'hémisphère sud et de goulets d'étranglement dans certains ports, qui ont affecté les livraisons.

La production de nickel a chuté de près de 50% à 33.000 tonnes à la suite de la grève.

L'appréciation de 22% de la devise brésilienne sur le premier trimestre 2009 a par ailleurs pesé sur la valeur des exportations.

(Brian Ellsworth et Denise Luna, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Marc Angrand)