29 avril 2010 / 14:27 / il y a 7 ans

LEAD 1 La réforme de la santé pèsera sur Bristol-Myers

* BPA hors exceptionnels $0,59, consensus à $0,51

* Abaisse ses prévisions annuelles de $0,05 à cause de la réforme de l'assurance santé

* L'action prend 5,59%

NEW YORK, 29 avril (Reuters) - Bristol-Myers Squibb (BMY.N) a fait état jeudi d'un bénéfice trimestriel meilleur que prévu, grâce aux fortes ventes de l'antithrombotique Plavix et de traitements du virus VIH, mais il a réduit ses objectifs de 2010 en raison des charges liées à la réforme de la santé aux Etats-Unis.

Le bénéfice tiré des opérations poursuivies du groupe pharmaceutique se monte à 743 millions de dollars au premier trimestre, soit 43 cents par action, contre 649 millions (33 cents) un an auparavant.

Hors éléments exceptionnels et charges dues à la réforme de la santé, le BPA est de 59 cents contre 51 cents donnés par le consensus Thomson Reuters I/B/E/S.

"C'était un très bon trimestre, et les marchés seront soulagés de voir que l'impact de la réforme de l'assurance maladie a été aussi faible", a noté Barbara Ryan de Deutsche Bank.

A 14h10 GMT, l'action prenait 5,59% à 25,70 dollars.

La réforme de la santé représentera sur l'ensemble de cette année un impact négatif de l'ordre de 12 cents par action, explique le laboratoire.

Le laboraroire a réduit de cinq cents les deux extrêmes de sa marge prévisionnelle pour son BPA annuel, à 2,10-2,20 dollars. Il juge que l'essentiel des répercussions de la réforme de la santé sera absorbé par les réductions de coûts et la bonne tenue de ses activités.

D'autres acteurs du secteur ont eux aussi réduit leurs objetifs 2010 dans des proportions variables. La réforme impose notamment aux groupes pharmaceutiques de proposer des remises plus élevées aux patients bénéficiant du programme fédéral Medicaid, destiné aux plus démunis.

"Leur marge bénéficiaire a été très solide et ils ont réduit leurs dépenses", a déclaré Barbara Ryan, "et le groupe a produit un revenu des intérêts plus élevé grâce à son cash", soulignant au passage que les ventes de son Plavix avaient été impressionnantes.

Le chiffre d'affaires mondial du groupe a progressé de 11% à 4,81 milliards de dollars, à comparer au consensus Thomson Reuters I/B/E/S qui donnait 4,74 milliards.

Le Plavix tombera dans le domaine public en novembre 2011, un événement susceptible de peser fortement sur les résultats du laboratoire.

Les ventes mondiales de cette molécule, vendue en partenariat avec le français Sanofi (SASY.PA), ont augmenté de 16% à 1,67 milliard de dollars malgré la concurrence d'Eli Lilly (LLY.N) qui a lancé son propre traitement, l'Effient, un autre antithrombotique.

Les ventes du Reyataz, destiné à combattre le VIH, ont elles augmenté de 15% à 335 millions de dollars. Les résultats ont en outre été portés par les ventes robustes du Baraclude, un nouveau traitement contre l'hépatite B dont les ventes ont bondi de 42% à 216 millions de dollars, avec la promesse de devenir un des produits phare du groupe.

Ransdell Pierson, Wilfrid Exbrayat et Nicolas Delame pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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