La reprise du trafic aérien s'est accélérée en mars / IATA

mercredi 28 avril 2010 13h21
 

GENEVE, 28 avril (Reuters) - La croissance du trafic passagers et des volumes de fret s'est accélérée en mars, reflétant une reprise de l'économie plus nette que prévu, a annoncé mercredi l'Association internationale du transport aérien.

L'IATA a toutefois prévenu que la reprise du trafic aérien se tasserait au mois d'avril en raison du nuage de cendres volcaniques en provenance d'Islande qui a fortement perturbé les transporteurs.

Le trafic aérien est toujours inférieur de 1% par rapport à son point haut de début 2008 et le secteur a perdu deux ans de croissance, déclare Giovanni Bisignani, directeur général de l'IATA dans un communiqué.

"Néanmoins, le rythme d'amélioration, qui s'appuie sur un contexte d'amélioration de l'économie mondiale, est bien plus rapide qu'on ne l'aurait imaginé il y a six mois", ajoute-t-il.

Le trafic de passagers a augmenté de 10,3% en mars par rapport à l'année précédente, après une hausse de 9% en février. Le fret aérien a quant à lui augmenté de 28,1%, contre 26,3%.

Le secteur du fret enregistre ainsi un quatrième mois consécutif de croissance supérieure à 20% en rythme annuel. Pour le secteur passagers, c'est son troisième mois de hausse supérieure à 5%.

Le rythme de croissance de la demande dépasse désormais celui des capacités, ajoute l'IATA. De ce fait, le coefficient d'occupation des avions, une mesure clé pour le secteur, a atteint 78% en mars pour les passagers et 57,1% pour le fret.

En outre, l'association a estimé que la paralysie du trafic aérien pendant six jours causée par l'éruption du volcan islandais avait coûté aux compagnies aériennes 1,7 milliard de dollars. Les compagnies européennes ont été les plus touchées, alors qu'elles ont déjà le plus de mal à sortir de la crise.

"La confiance des passagers n'est pas affectée et nous nous attendons à un rebond rapide. L'impact d'un manque à gagner et de coûts supplémentaires vont certainement affecter le bénéfice net", ajoute Giovanni Bisignani.   Suite...