ENCADRE Lagardère rejette en bloc les critiques de Wyser-Pratte

mardi 27 avril 2010 13h27
 

PARIS, 27 avril (Reuters) - Arnaud Lagardère a lancé un vibrant plaidoyer à ses actionnaires mardi, se défendant de toute désinvolture et répondant point par point aux attaques du financier franco-américain Guy Wyser-Pratte. "Il n'y a aucune désinvolture, aucune arrogance, aucune démobilisation chez moi mais au contraire une forme de rage de vaincre, de travail au quotidien", a répondu le gérant commandité du groupe Lagardère à ses critiques, qui l'accusent de se consacrer plus au tennis qu'à son entreprise.

"Quant au fait que je cèderais le groupe et puis que finalement je ne m'y intéresse pas beaucoup et puis que, bon, j'ai un sport favoris qui est le tennis, en réalité mon sport favori c'est plutôt la boxe, j'aime voir mon adversaire en face", a encore lancé Arnaud Lagardère, balayant ensuite les accusations de dilettantisme.

"Je passe probablement 80% de mon temps à Paris, comme le disait un chef d'entreprise assez célèbre, j'aime tellement les 35 heures que je les fais deux fois par semaine voire d'ailleurs plus (...) je respire cette entreprise, je vis pour cette entreprise et j'irai au bout pour cette entreprise."

Arnaud Lagardère a aussi déclaré qu'il n'avait jamais reçu de demande d'entretien officielle de la part de Guy Wyser-Pratte et qu'il était donc faux de dire qu'il avait refusé le dialogue avec l'investisseur activiste.

"Vous m'auriez demandé un rendez-vous (...), vous avez dû probablement vous tromper d'assistante, mon assistante ne s'appelle pas mademoiselle Reuters. Mon assistante c'est une autre personne physique et vous n'avez pas comme cela à demander un rendez-vous à Reuters."

"Je terminerai par une petite phrase pour répondre à l'une de vos questions qui m'a fait un petit peu sourire, vous dites que vous avez été sali dans la presse (...). Il y a une phrase française qui dit 'c'est un peu l'hôpital qui se moque de la charité', je n'en dirai pas davantage."

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