LEAD 1 UBS - L'AG refuse le quitus à la direction pour 2007

mercredi 14 avril 2010 18h00
 

BALE/ZURICH, 14 avril (Reuters) - L'assemblée générale d'UBS UBSN.VX a refusé mercredi à Bâle de donner quitus à l'équipe dirigeante pour l'exercice 2007, ce qui ouvre en théorie la voie à des poursuites judiciaires contre le président de la banque à l'époque, Marcel Ospel, et contre l'ex-directeur général Peter Wuffli.

Les AG de 2008 et 2009 n'avaient pas été appelées à se prononcer sur la gestion des années 2007 et 2008 en raison des turbulences que la banque devait régler en priorité.

Ce sujet a provoqué des remous après qu'UBS a dû être secourue en urgence par la Confédération et la Banque Nationale Suisse (BNS), qui a accepté de reprendre une partie de ses actifs toxiques suite à la débâcle des "subprimes" aux Etats-Unis.

Les actionnaires réunis mercredi, particulièrement nombreux, ont donné quitus à la direction pour 2008 et 2009.

Mais une partie des actionnaires reprochaient à l'ancienne équipe d'avoir engagé la banque dans une aventure américaine qui l'a exposée aux foudres du fisc américain et nécessité un accord politique entre les deux pays.

L'absence de poursuites contre les principaux responsables de l'époque avait été vertement critiquée mais dans leurs discours d'introduction, tant le président actuel, Kaspar Villiger, que le directeur général, Oswald Grübel, avaient plaidé pour que les actionnaires aident la banque à tourner la page de ces années mouvementées.

Kaspar Villiger avait ainsi mis en garde sur les conséquences d'un vote négatif, susceptible d'ouvrir la voie à une plainte au pénal qui, selon lui, "dure souvent une dizaine d'années et engloutit des millions".

Les actionnaires avaient précédemment montré leur mauvaise humeur en approuvant du bout des lèvres le plan de rémunérations au titre de l'exercice 2009 lors d'un vote purement consultatif.

Près de 40% des personnes présentes s'étaient prononcées contre le projet, une fronde jugée assez sérieuse pour pousser le président Kaspar Villiger à "prendre acte qu'un assez grand nombre d'actionnaires a voté contre le plan".

(Albert Schmieder et Lisa Jucca, version française Pascal Schmuck, édité par Marc Angrand)