LEAD 1 Volvo vise une reprise progressive, Renault pas vendeur

mercredi 14 avril 2010 19h25
 

GÖTEBORG, 14 avril (Reuters) - Le numéro deux mondial des constructeurs de poids lourds Volvo (VOLVb.ST: Cotation) a annoncé mercredi qu'il envisageait une reprise progressive cette année en Europe - son marché clef - après avoir connu sa baisse la plus forte depuis plusieurs décennies.

"Notre estimation pour le moment est que le marché des poids lourds en Europe se redressera progressivement durant l'année", a déclaré le directeur général de Volvo Leif Johansson. "Mais la flotte de véhicules est relativement jeune et les besoins pour de nouveaux achats sont actuellement bas", a-t-il ajouté.

Le groupe envisage néanmoins une reprise de la demande sur le marché nord-américain vers la fin de l'année, tout en s'étonnant que celui-ci ne se soit pas déjà redressé alors que la moyenne d'âge du parc de véhicule est d'environ huit ans outre-Atlantique.

Volvo, qui devrait présenter ses résultats le 23 avril, a dit qu'il augmenterait sa production pour faire face à une hausse des commandes et qu'il visait une part de marché de près de 10% cette année en Europe et d'environ 20 à 30% en Amérique du nord.

Mardi, Scania SCVb.ST, concurrent important de Volvo, a annoncé plus tôt que prévu ses résultats du premier trimestre, faisant état d'importants bénéfices portés par une forte demande brésilienne. [ID:nLDE63C1PD]

Le constructeur français Renault (RENA.PA: Cotation), premier actionnaire du groupe suédois, a par ailleurs déclaré qu'une cession de sa participation de 20,7% dans Volvo n'était pas à l'ordre du jour, malgré son alliance avec l'allemand Daimler (DAIGn.DE: Cotation), principal concurrent du scandinave dans les poids lourds.

"Nous sommes très heureux de notre investissement dans Volvo et nous sommes très confiant quant à l'avenir de Volvo, une vente de notre participation dans Volvo n'est donc actuellement pas à l'ordre du jour", a ainsi déclaré à Reuters le directeur financier de Renault Thierry Moulonguet en marge de l'assemblée générale des actionnaires du groupe suédois.

"Nous travaillons à la réduction de notre dette. Une vente d'actifs pourrait être un moyen de le faire, mais nous avons d'importantes liquidités et n'avons pas de raison particulière à l'heure actuelle pour aller dans cette direction."

(Victoria Klesty, Alexandre Boksenbaum-Granier pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)