14 avril 2010 / 06:58 / il y a 7 ans

LEAD 2 Atos-Prises de commandes du T1 encourageantes pour le S2

* CA 1.231 mlns d'euros au T1, -5,5% en données organiques

* Prises de commandes +17% au T1, book-to-bill 128%

* Retour à la croissance au S2, objectifs 2010 confirmés

* Pas de commentaire sur un intérêt pour RBS WorldPay

* Le titre en hausse

(Actualisé avec cours, réaction d'analyste)

par Cyril Altmeyer

PARIS, 14 avril (Reuters) - Atos Origin (ATOS.PA) a annoncé mercredi un bond de 17% de ses prises de commandes au premier trimestre, qui confirme son anticipation d'une reprise de la croissance organique de son chiffre d'affaires au second semestre.

La SSII a réalisé sur les trois premiers mois de l'année un chiffre d'affaires de 1.231 millions d'euros, conforme au consensus cité par les analystes, en recul de 5,5% à périmètre et taux de change constants.

Le groupe a confirmé viser une baisse de 3% à 4% au premier semestre et, sur l'exercice, un recul moindre que celui de 3,7% accusé en 2009.

L'action s'octroie 2,18% à 38,595 euros vers 09h30, les prises de commandes étant plus élevées qu'attendu par les analystes.

"Notre niveau de prises de commandes du premier trimestre sécurise l'hypothèse qu'on a pris sur le second semestre, qui est (...) une légère croissance sur le second semestre", a déclaré le directeur financier Michel-Alain Proch, lors d'une conférence téléphonique.

Il a cité en particulier l'intégration de systèmes, dont les commandes engrangées au premier trimestre seront concrétisées au second semestre.

"Un élement qu'on n'avait pas au cours des trimestres précédents est que notre pipeline s'est vraiment traduit en prises de commandes", a-t-il observé.

Au total, le ratio de prises de commandes sur facturations ("book-to-bill") a atteint 128% au premier trimestre contre 104% un an plus tôt.

Roger Phillips, analyste chez Evolution Securities, note que ce ratio est largement supérieur aux attentes du marché, situées à 110%.

"(Les prises de commandes) sont tirées par un redressement général des dépenses technologiques des entreprises", explique-t-il. "Les acheteurs d'équipements technologiques au sein des entreprises semblent plus optimistes."

L'américain Intel (INTC.O), le numéro un mondial des semi-conducteurs, a dit mardi constater une augmentation des dépenses des entreprises, et le néerlandais ASML (ASML.AS), leader des machines à lithographier, a aussi exprimé mercredi son optimisme pour la reprise en cours dans le secteur technologique. (voir [ID:nLDE63C2GS] et [ID:nLDE63D04Z])

LA FRANCE MENE LA REPRISE EN EUROPE

La France est clairement le marché qui donne "les signes les plus avancés de reprise de son activité", a-t-il précisé.

Il a indiqué que l'Espagne restait sous pression, que les élections compliquaient la donne au Royaume-Uni et que la faillite du distributeur allemand Arcandor (AROG.DE), premier client d'Atos en infogérance dans le pays, compliquait toujours la situation outre-Rhin.

Atos a également confirmé s'attendre à une marge opérationnelle de 6,2% à 6,7% en 2010, en hausse d'un demi-point à un point.

Michel-Alain Proch a noté une "stabilisation" des pressions sur les prix en France et aux Pays-Bas, tandis qu'elles restent importantes en Espagne, en particulier dans le secteur public.

Du côté de la croissance externe, le directeur général adjoint Gilles Grapinet s'est refusé à tout commentaire sur l'intérêt prêté à Atos pour WorldPay, le pôle de paiements électroniques de Royal Bank of Scotland (RBS.L). [ID:nLE62G2EB]

Il a réaffirmé que le groupe examinait de manière systématique les "nombreuses" opportunités en Europe dans les systèmes de paiement électronique en s'attachant à la qualité des actifs, au niveau des synergies et à la discipline financière de la cible potentielle. "Les niveaux de valorisation et de multiples sur lesquels partent les prix sont en dehors de nos très rigoureux et stricts critères financiers", a-t-il ajouté, en précisant qu'il s'agissait d'une observation "générale" sur le marché.

Atos, qui compte parmi ses concurrents l'américain Accenture (ACN.N) et Capgemini (CAPP.PA), a l'intention de ramener sa dette quasiment à zéro à la fin 2010 après l'avoir déjà réduite de plus de moitié à 139 millions d'euros à la fin 2009, puis à 130 millions fin mars 2010.

Pour y parvenir, le groupe compte générer un cash flow opérationnel de l'ordre de 120 à 140 millions d'euros, a rappelé Michel-Alain Proch.

"Selon qu'on réussisse à être sur la bande haute ou la bande basse, on réussira à être à zéro ou alors avec une très légère dette", a-t-il précisé.

Avec la contribution de Lionel Laurent, édité par Dominique Rodriguez

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