LEAD 3 Banques - Des sources de vulnérabilité demeurent /BdF

vendredi 9 avril 2010 13h09
 

* L'évolution des provisions dépendra de la reprise

* Pas d'inquiétude "particulière" sur la Grèce

(Actualisé avec déclarations de Noyer sur Bâle III)

PARIS, 9 avril (Reuters) - Les banques françaises doivent aborder 2010 avec prudence car des sources de vulnérabilité existent encore, comme le risque de décotes sur les actifs toxiques ou les effets induits par les déficits des Etats, a déclaré vendredi la Commission bancaire.

L'autorité française de contrôle du secteur bancaire, devenue en mars l'Autorité de contrôle prudentiel (ACP) avec la fusion des autorités de supervision de la banque et de l'assurance en France, estime que l'évolution des provisions destinées à couvrir les risques de crédit dépendra de la vigueur de la reprise économique.

"L'évolution du coût du risque de crédit dépendra (...) du rythme et de l'ampleur de la reprise économique", estime la Commission à l'occasion de la publication de son rapport annuel 2009.

"D'autres sources potentielles de vulnérabilité existent, qu'il s'agisse par exemple d'un environnement de marché qui serait moins favorable qu'en 2009, du risque de décotes supplémentaires de certains 'actifs toxiques' ou des effets induits (...) par l'importance des déficits publics", ajoute-t-elle.

La Commission bancaire rappelle que les cinq grandes banques françaises, BNP Paribas (BNPP.PA: Cotation), Société générale (SOGN.PA: Cotation), Crédit agricole (CAGR.PA: Cotation), Crédit mutuel et BPCE, maison mère de Natixis (CNAT.PA: Cotation), ont dégagé en 2009 un résultat net cumulé de 11,7 milliards d'euros, en hausse de 93% par rapport à 2008.   Suite...