March 17, 2010 / 6:04 AM / 7 years ago

LEAD 2 Bourbon - 2009 en recul, objectif de rentabilité confirmé

6 MINUTES DE LECTURE

* La reprise se fera sentir progressivement dans l'offshore au S2

* De nombreuses livraisons de navires prévues cette année

* 2009 supérieur aux attentes, le titre en vive hausse

(Actualisé avec cours de Bourse, commentaire d'analyste et indications sur la présentation de la stratégie au-delà de 2012)

PARIS, 17 mars (Reuters) - Le groupe Bourbon (GPBN.PA) a publié mercredi des résultats 2009 en baisse en raison de ses activités dans le transport de vrac mais a confirmé qu'il tablait sur une reprise de l'activité du secteur pétrolier dont les effets devraient se faire sentir au second semestre 2010.

Jacques de Chateauvieux, le PDG du spécialiste des services maritimes pour l'offshore et du transport de marchandises, a en outre déclaré lors d'une conférence téléphonique que l'objectif de rentabilité du groupe pour 2012 restait inchangé.

Dans l'offshore, Bourbon anticipe un marché "toujours mauvais au cours du premier semestre 2010, avec des signes de reprise dont les effets ne se feront sentir qu'à compter du second semestre, et ce progressivement", a-t-il déclaré.

Le groupe prévoit de recevoir cette année environ 75 navires dans l'offshore et 6 dans le vrac, a précisé Jacques de Chateauvieux. Les taux de fret "se maintiennent aujourd'hui à des niveaux satisfaisants" et devraient "continuer à ce niveau au cours de l'année 2010".

Bourbon pourrait détenir en propre près de 456 navires dans l'offshore et 18 ou 19 dans le vrac à l'horizon 2012, contre 369 actuellement, a également indiqué son PDG.

Evoquant l'objectif de rentabilité du groupe à l'horizon 2012, Jacques de Chateauvieux a déclaré: "Nous n'avons pas modifié cet objectif à 18%."

La rentabilité de Bourbon, mesurée par le ratio Ebitda (excédent brut d'exploitation) sur capitaux engagés moyens hors acomptes, a atteint 16,8% en 2009.

Le plan du groupe, annoncé en février 2008, inclut en outre une croissance moyenne du chiffre d'affaires de 17% par an d'ici à 2012, dont 21% dans la division offshore. Bourbon avait en outre indiqué qu'il visait dans ce cadre un ratio d'Ebitda sur chiffre d'affaires de 40% en 2012, contre 37,7% en 2008 et 36,2% en 2009.

"Si la situation défavorable que nous connaissons actuellement devait perdurer au-delà de ce qui est notre estimation, on pourrait avoir un décalage de six mois dans l'atteinte de nos objectifs", a précisé Jacques de Chateauvieux.

PERSPECTIVES POST-2012 PRÉSENTÉES FIN JUIN

"Mais à ce stade et compte tenu des premiers éléments que nous avons sur la reprise du marché offshore, pour ce qui concerne cette activité, nous sommes toujours sur le même plan de marche. Dans le vrac, c'est beaucoup plus difficile à dire."

Le patron de Bourbon a également déclaré que le groupe présenterait ses perspectives pour l'après-2012 à la fin du mois de juin, lors d'une présentation organisée à Shanghai.

Bourbon a enregistré en 2009 un résultat net part du groupe de 155,4 millions d'euros (-30,8%), un résultat opérationnel (Ebit) de 213,1 millions (-10,9%), un Ebitda de 347,5 millions (-1,0%) et un chiffre d'affaires - déjà publié - de 960,5 millions (+3,1%).

Selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S, les analystes attendaient en moyenne un résultat net de 137 millions d'euros, un résultat opérationnel de 203 millions et un excédent brut d'exploitation de 340 millions.

Vers 9h45, le titre faisait un bond de 7,97% à 28,98 euros. Jean-Luc Romain, analyste chez CM-CIC Securities, évoque dans une note des résultats "nettement supérieurs à (ses) attentes et au-dessus du consensus", soulignant que les livraisons de nombreux bateaux à faibles coûts et le redressement des taux de fret, entre autres, "devraient contribuer au maintien d'une solide rentabilité" de la société.

Bourbon propose un dividende de 0,90 euro par action au titre de 2009, en hausse de 10% compte tenu de l'attribution d'actions gratuites l'année dernière.

Interrogé sur une éventuelle cession de la division vrac, dont les performances sont inférieures à celles des activités dans l'offshore, Jacques de Chateauvieux a répété que le groupe se voulait "pragmatique".

"On n'a rien d'obligatoire, on ne s'interdit rien. On regarde toujours les options qui sont ouvertes et on analyse ces options avec beaucoup de pragmatisme."

La dette nette de la société s'élevait à 1.750 millions d'euros à fin 2009, a également précisé son PDG. Elle atteignait 1.270 millions à fin 2008.

Benjamin Mallet, édité par Dominique Rodriguez

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