4 mars 2010 / 06:59 / il y a 7 ans

LEAD 5 GDF Suez revoit à la baisse ses ambitions pour 2011

* Prévision d'Ebitda 2011 moins ambitieuse, renforcement du programme d'économies

* La croissance organique reste privilégiée

* Pas d'indication sur la hausse des prix du gaz en France

* Le titre baisse

(Actualisé avec nouvelles déclarations du PDG)

par Benjamin Mallet

PARIS, 4 mars (Reuters) - GDF Suez GSZ.PA a publié jeudi des résultats 2009 légèrement inférieurs aux attentes et a revu à la baisse son objectif de croissance de son résultat brut d'exploitation (Ebitda) pour 2011.

L'énergéticien table désormais sur un Ebitda supérieur en 2010 à celui de 2009 et en croissance d'au moins 15% en 2011 par rapport à l'année dernière.

Cela implique un Ebitda d'au moins 16,1 milliards d'euros en 2011, alors que le groupe visait auparavant 17 à 18 milliards à cet horizon, mais la plupart des analystes jugeaient cet objectif de plus en plus difficile à atteindre en raison notamment de la chute des prix du gaz.

Le nouvel objectif prend notamment en compte "une reprise de la demande moins rapide que prévue" et des prix des matières premières "déprimés", a précisé GDF Suez.

"2011 sera pour nous une année de plus fort rebond que 2010", a souligné son PDG, Gérard Mestrallet.

La société a renforcé son programme d'économies, désormais censé lui permettre de réaliser 1.950 millions d'euros de gains en 2011, contre 1.800 millions annoncés.

Elle a en outre annoncé une politique de dividende "supérieur ou égal à celui de l'année précédente" et vise environ 10 milliards d'euros d'investissements par an sur 2010-2011.

Vers 13h30, le titre reculait de 2,63% à 26,70 euros, enregistrant la plus forte baisse d'un CAC 40 en repli de 0,23%. "Les chiffres sont plus faibles qu'attendu, ainsi que la prévision", a souligné un analyste basé à Londres.

GDF Suez a enregistré en 2009 un résultat net part du groupe de 4.477 millions d'euros (+0,3% hors plus-values de cessions notamment, -31% en publié), son Ebitda ressort à 14.012 millions (+0,9%) et son chiffre d'affaires à 79.908 millions (-3,8%).

Selon le consensus réalisé par Thomson Reuters I/B/E/S et la rédaction, les analystes attendaient en moyenne un résultat net de 4.515 millions d'euros, un Ebitda de 14.272 millions et un chiffre d'affaires de 82.742 millions.

MODÈLE "FONDAMENTALEMENT ORGANIQUE"

GDF Suez propose un dividende ordinaire de 1,47 euro par action au titre de 2009, en hausse de 5%. Il avait versé au titre de 2008 un dividende exceptionnel de 0,80 euro.

Le groupe affichait à fin 2009 une dette nette de 30 milliards d'euros, soit un ratio d'endettement de 45,7%, contre 46,1% fin 2008.

Evoquant l'évolution des tarifs du gaz en France au 1er avril, Gérard Mestrallet n'a pas souhaité se prononcer sur le niveau de la hausse envisageable mais a déclaré : "Il n'y aura pas d'implication ministérielle ou gouvernementale (...), nous attendons sereinement le 1er avril."

Le Figaro rapportait le 22 février que les prix du gaz pourraient augmenter de 9% en France le 1er avril. (voir [ID:nLDE61L1L2]

Interrogé sur les discussions qu'ont eu GDF Suez et le britannique d'électricité International Power IPR.L en vue d'un rapprochement ([ID:nLDE60H0WR]), Gérard Mestrallet a rappelé que le modèle de développement du groupe français était "fondamentalement organique" et qu'il privilégiait des opérations à travers des échanges d'actifs.

"C'est une façon de croître en préservant notre bilan, cela avait été aussi notre approche sur International Power (...). Nous n'avons aucune conversation en cours et je ne peux rien dire (pour indiquer) si elles reprendront éventuellement."

Gérard Mestrallet a en outre déclaré que le groupe n'avait pas de projet de rachat d'actions ou de dividende exceptionnel.

Il a également dit ne pas avoir connaissance d'une éventuelle décision du gouvernement de lancer à la demande de GDF Suez un projet de centrale nucléaire dans la vallée du Rhône dont le groupe serait en charge, cette possibilité ayant été évoquée par la CGT. [ID:nLDE61N005]

"Pour vous dire le fond de ma pensée, ça m'étonnerait. En tout cas, je pense que c'est plutôt au ministre de le dire, si jamais il a pris cette décision. Dans le cadre français, cela ne peut être qu'une décision gouvernementale et même présidentielle. Mais cela montre peut-être que l'idée progresse."

Le patron de GDF Suez n'a en outre pas exclu que le groupe s'intéresse au nucléaire en Italie.

* Le communiqué sur les résultats : here

* Les principales données financières du groupe : here

Edité par Jean-Michel Bélot et Matthieu Protard

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