25 février 2010 / 08:49 / dans 8 ans

LEAD 2 RBS réduit sa perte annuelle, le titre bondit

* Perte opérationnelle 2009 réduite à £6,2 mds

* Dépréciations quasiment doublées mais elles pourraient avoir plafonné

* La banque d‘investissement revient dans le vert

* Le titre gagne plus de 6%

(actualisé avec déclarations, réaction d‘analyste et précisions)

LONDRES, 25 février (Reuters) - Royal Bank of Scotland (RBS.L) a réduit en 2009 sa perte d‘exploitation à 6,2 milliards de livres, ce qui la place toujours parmi les plus fortes pertes du secteur bancaire européen, en dépit d‘une forte hausse des créances douteuses qui pourraient avoir atteint un plafond.

L‘an dernier, la banque britannique avait déclaré une perte d‘exploitation de 6,9 milliards de livres (7,8 milliards d‘euros).

RBS, qui s’était montrée prudente en milieu d‘année, a livré jeudi quelques motifs d‘espoir en faisant état de perspectives “prudemment encourageantes” tout en prévenant que 2010 serait “une année de dur labeur”.

En milieu de matinée, le titre gagne 6,5% à 38,48 pence, la plus forte hausse de l‘indice britannique FTSE .FTSE. Les investisseurs saluent notamment les bons résultats de la division banque d‘investissement, Global Banking and Markets (GBM), et les perspectives rassurantes sur les créances douteuses.

“Les résultats envoient un grand nombre de signaux positifs (...) la tendance en matière de dépréciations semble meilleure que ce que j‘attendais globalement”, explique Joseph Dickerson, analyste d‘Execution. “GBM semble solide en comparaison avec la plupart de ses concurrents, Barclays excepté”.

La banque, partiellement nationalisée depuis son renflouement par l‘Etat, a fait état d‘une forte hausse des dépréciations à 13,9 milliards de livres, contre 7,4 milliards l‘année précédente. RBS estime cependant que les dépréciations pourraient avoir atteint un plafond, leur volume ayant reculé de 5% au quatrième trimestre par rapport aux trois mois précédents.

La banque a fait état d‘une perte nette part du groupe de 3,6 milliards de livres, contre 24,3 milliards lors de la période correspondante l‘année précédente, ce qui avait constitué un record en Grande-Bretagne. Les analystes tablaient sur une perte de £5,7 milliards selon Thomson Reuters I/B/E/S.

LA BANQUE D‘INVESTISSEMENT S‘EN SORT BIEN

RBS, détenu à 84% par l‘Etat, a concentré une grande partie des critiques sur les abus du secteur bancaire, notamment en matière de rémunérations, mais la banque a indiqué que le gouvernement avait approuvé son programme de primes qui ont été revues en baisse. Elle a en outre confirmé que le directeur général Stephen Hester renoncerait à sa prime annuelle.

Ce dernier a expliqué que la banque avait essayé de trouver un équilibre en matière de rémunérations entre les pressions de la classe politique et de l‘opinion publique et la nécessité d‘offrir des salaires compétitifs. La décision de la banque de verser environ 1,3 milliard de livres de primes “n‘a pas été imposée de l‘extérieur”, a-t-il dit.

Le directeur général a déclaré que le départ d‘un certain nombre de salariés avait été “dommageable mais pas destructeur” avant d‘ajouter que conserver et attirer les talents était son plus grand défi et le resterait en 2010.

La division banque d‘investissement de RBS, Global Banking and Markets, qui était l‘un des rares éléments positifs pour la banque en milieu d‘année, a confirmé sur l‘ensemble de 2009 en renouant avec les bénéfices.

La division a dégagé un bénéfice d‘exploitation de 5,7 milliards contre une perte de 1,8 milliard l‘année précédente.

La banque a précisé que son produit net bancaire global était resté stable au quatrième trimestre par rapport aux trois mois précédents alors que la plupart de ses concurrents ont dû faire face à un ralentissement.

RBS a par ailleurs indiqué que les ventes d‘actifs exigées par l‘Union européenne progressaient.

La cession de WorldPay attire “un intérêt considérable des acheteurs”, a indiqué la banque. En revanche, la vente de plus de 300 agences s‘avère difficile et ne devrait pas être bouclée avant 2011.

Clara Ferreira-Marques et Steve Slater, version française Gwénaelle Barzic

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