2 février 2010 / 12:09 / dans 8 ans

LEAD 3 Dow Chemical bat le consensus, hausse de 15% du C.A.

* Bénéfice par action de sept cents supérieur aux attentes

* Confirme l‘objectif de 2012

* L‘action recule sensiblement

NEW YORK, 2 février (Reuters) - Dow Chemical DOW.N, le numéro un américain de la chimie, a publié mardi un bénéfice trimestriel supérieur aux attentes, grâce au doublement de ses ventes en volume dans les pays émergents et à une contribution accrue de ses coentreprises.

Il a par ailleurs confirmé son objectif d‘un bénéfice par action de quatre à $4,50 en 2012. Il entend également continuer à surveiller étroitement les coûts cette année mais ne modifiera pas son budget de recherche-développement qui est de $1,6 milliard pour 2010.

Le groupe a réalisé sur les trois derniers mois de 2009 un bénéfice net de 87 millions de dollars, soit huit cents par action, à comparer à une perte de 1,55 milliard (1,68 dollar par action) sur la période correspondante de 2008.

Hors éléments exceptionnels, le bénéfice par action ressort à 18 cents alors que, sur cette base, les analystes financiers anticipaient en moyenne un bénéfice par action de 11 cents selon Thomson Reuters I/B/E/S.

Le chiffre d‘affaires trimestriel a progressé de 14,9% à 12,47 milliards de dollars. Le marché tablait sur un C.A. de 11,81 milliards.

Dow précise avoir totalement remboursé un prêt utilisé l‘an dernier pour financer le rachat de Rohm & Haas.

Dow Chemical a racheté l‘année dernière son concurrent Rohm & Haas pour 16 milliards de dollars, un prix qui lui a presque coûté sa note de crédit à long terme, mais ce rachat, assurent ses dirigeants, était indispensable pour doper les résultats à long terme.

“Non seulement ils dégagent du cash de leurs activités, mais ils en dégagent aussi de la vente d‘actifs et ils utilisent ce cash pour rembourser leur dette”, commente Hassan Ahmed d‘Alembic Global Advisors.

Mais si les résultats sont vigoureux en Chine et en Inde, les performances sont moins réjouissantes en Europe et aux Etats-Unis, signe que ces deux régions ne sont peut-être pas encore sorties totalement de récession.

“La demande continue de progresser de manière durable dans les régions émergentes, ce qui est de bon augure pour la croissance mondiale”, commente le directeur général Andrew Liveris.

“La croissance va se traîner aux Etats-Unis et en Europe où le chômage persiste et où la viabilité des mesures de soutien gouvernementales posent question”, admet-il.

Toutefois, à l‘occasion d‘une téléconférence donnée par la suite, le chimiste américain a dit qu‘il était plus optimiste pour les économies européennes et nord-américaines qu‘il ne l’était un trimstre auparavant, jugeant que la reprise économique mondiale avait davantage la forme d‘un “U” que d‘un “V”.

Observant que le mouvement de déstockage a pris fin aux Etats-Unis, il ajoute que la conjoncture économique réclame toujours d’être “prudent”.

Alors qu‘elle était en hausse en avant-Bourse, l‘action recule sensiblement en séance, de 3,7% à 27,58 dollars.

Ernest Scheyder, version française Marc Angrand et Nicolas Delame

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