Chrysler pourra difficilement survivre sans aide de l'Etat - DG

jeudi 13 novembre 2008 18h53
 

PALM DESERT (Californie), 13 novembre (Reuters) - La survie de Chrysler "serait très difficile" sans une aide de l'Etat américain, a déclaré jeudi Bob Nardelli, directeur général américain du constructeur automobile détenu par le fonds d'investissement Cerberus Capital Management [CBS.UL].

Le groupe, que General Motors (GM.N: Cotation) vient de renoncer à racheter, doit également nouer des liens plus forts avec d'autres constructeurs américains ou étrangers pour continuer à exister, a-t-il souligné , tout en ajoutant que Chrysler devait également réfléchir aux moyens de poursuivre seul son chemin.

Bob Nardelli a précisé que l'activité du groupe tournait à un rythme inférieur à son point d'équilibre, en raison d'une chute des ventes et de la production.

Il a ajouté que toute aide directe de l'Etat américain se traduirait par une prise de participation de Washington dans le capital du constructeur.

Chrysler, General Motors (GM.N: Cotation) et Ford (F.N: Cotation), les trois constructeurs automobiles américains autrefois appelés les "Big Three" du temps de leur splendeur, connaissent des difficultés sans précédent en raison du brutal ralentissement économique à l'oeuvre aux Etats-Unis et dans le monde.

Les dirigeants des groupes militent auprès des membres du Congrès pour une aide directe de Washington. Lors de sa première conférence de presse après son élection du 4 novembre, Barack Obama a exhorté l'administration Bush a accélérer la mise en place d'un plan d'aide élaboré par le Congrès.

Ce plan consiste en 25 milliards de prêts d'urgence aux constructeurs, une somme qui, pour Bob Nardelli, pourrait être utilisée pour financer un centre de développement commun.

Le directeur général de Chrysler a déclaré qu'il soutenait "à 100%" la perspective d'une injection de fonds publics dans le secteur, notant que la faillite d'un constructeur automobile ne pouvait être comparée à celle d'une compagnie aérienne.

Une faillite de Chrysler ou d'un autre acteur du secteur donnerait lié à une réaction de chaîne "sans précédent", entraînant le dépôt de bilan des fournisseurs. /BVO

(Kevin Krolicki, version française Benoit Van Overstraeten)