February 13, 2009 / 3:34 PM / in 8 years

LEAD 2 Lloyds révèle une perte de £8,5 mds chez sa filiale HBOS

4 MINUTES DE LECTURE

* Perte de £8,5 milliards de HBOS

* Bénéfice de £1,3 milliard de Lloyds TSB

* L'action Lloyds a perdu 35%

par Myles Neligan et Steve Slater

LONDRES, 13 février (Reuters) - Lloyds Banking Group (LLOY.L) a fait savoir vendredi que sa filiale HBOS avait subi une lourde perte l'an passé, imputable à des créances douteuses plus élevées que prévu, déclaration qui a eu pour conséquence d'effacer près du tiers de la capitalisation de la banque.

HBOS a dégagé une perte avant impôt de 8,5 milliards de livres sterling (9,5 milliards d'euros) en 2008, explique Lloyds dans un communiqué, solde qui s'explique par sept milliards de livres de créances douteuses sur les entreprises et par quatre milliards de livres de dépréciations d'actifs.

Ces passifs sont eux-mêmes la résultante de la chute de la valorisation des actifs sur les marchés et de l'application des méthodes comptables "plus prudentes" de Lloyds chez HBOS dorénavant, constate la banque britannique.

En novembre dernier, HBOS estimait ses dépréciations corporate à 3,3 milliards de livres.

L'action Lloyds Banking Group a terminé en baisse de 35% à 61 pence, après un plancher de 54,9 pence en séance.

"Le marché n'apprécie pas vraiment qu'en l'espace d'un mois les pertes corporate (de HBOS) soient le double de ce qui a été annoncé", commente Mamoun Tazi, analyste de MF Global.

En revanche, la filiale Lloyds TSB a dégagé un bénéfice de l'ordre de 1,3 milliard de sterling (1,45 milliard d'euros), en tenant compte de dépréciations d'un montant identique.

Le groupe complet a un ratio de capital de première catégorie core de 6% à 6,5%, "largement supérieur", a dit Lloyds, au minimum requis.

HBOS, perçue comme vulnérable en période de crise en raison de son recours principalement au marché pour l'essentiel de son financement, a accepté d'être rachetée par Lloyds TSB en septembre 2008.

Cette absorption, sous la bénédiction de Londres, n'a pu se faire qu'au moyen d'une exemption exceptionnelle au droit de la concurrence britannique.

Londres a ensuite pris une participation de 43% dans Lloyds dans le cadre d'un plan renflouement du secteur bancaire de 37 milliards de livres annoncé en octobre dernier.

Le directeur général de Lloyds Eric Daniels, qui avait dit cette semaine a des parlementaires que les deux années à venir "seront incroyablement dures pour nos actionnaires et aussi pour nos clients", déclare dans un communiqué que la fusion se révèlera profitable avec le temps.

"Même si nous admettons que les perspectives de court terme sont plus difficiles, Lloyds Banking Group dispose de la première franchise de services financiers au Royaume-Uni, avec un excellent potentiel de résultats à long terme", a-t-il dit.

Wilfrid Exbrayat

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