LEAD 2 Chrysler juge sa survie difficile sans aide de l'État

jeudi 13 novembre 2008 23h53
 

(Actualisé avec les propos de Henry Paulson)

PALM DESERT (Californie), 13 novembre (Reuters) - La survie de Chrysler "serait très difficile" sans une aide de l'Etat fédéral américain, a déclaré jeudi Bob Nardelli, directeur général américain du constructeur automobile détenu par le fonds d'investissement Cerberus Capital Management [CBS.UL].

Le groupe, que General Motors (GM.N: Cotation) vient de renoncer à racheter, doit également nouer des liens plus forts avec d'autres constructeurs américains ou étrangers pour continuer à exister, a-t-il souligné au cours du Forum des stratégies de croissance organisé par Ernst & Young, tout en ajoutant que Chrysler devait également réfléchir aux moyens de poursuivre seul son chemin.

Bob Nardelli a précisé que l'activité du groupe tournait à un rythme inférieur à son point d'équilibre, en raison d'une chute des ventes et de la production susceptible de compromettre la survie même du constructeur.

Il a ajouté que la contrepartie de toute aide directe de l'Etat américain serait une prise de participation de Washington dans le capital de Chrysler, comme ce fut le cas avec les banques.

Selon Nardelli, le montant que le groupe chercherait à obtenir dans le cadre du deuxième renflouement public dont il bénéficierait en 30 ans n'a pas encore été déterminé, et une telle aide serait conditionnée à un audit, des besoins de liquidités du constructeur et de son "business plan".

Il souligne que Chrysler et ses concurrents de Detroit pourraient envisager de réduire leurs coûts grâce à un partage de leurs productions et à des arrangements en matière d'approvisionnement.

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