CORR OFFICIELLE STM veut limiter à 15-20% sa baisse d'activité

jeudi 11 juin 2009 11h59
 

Au 6e paragraphe, bien lire "entre 6 et 10%" au lieu de "entre 6 et 7%" pour l'objectif de trésorerie opérationnelle nette, suite à une modification apportée par la société à l'interview accordée au Figaro

PARIS, 11 juin (Reuters) - STM (STM.PA: Cotation) ambitionne de faire mieux que le marché des semi-conducteurs en 2009, qui devrait reculer de 25%, déclare le P-DG du groupe, Carlo Bozotti, pour qui le point bas a été touché au premier trimestre.

"Si le marché décroit de 25% en 2009, selon les analystes, j'espère que notre repli sera limité entre 15% et 20%", déclare-t-il dans un entretien publié jeudi par le quotidien Le Figaro.

"Nous voyons des signes encourageants en Asie, sauf au Japon où le marché reste faible", ajoute le P-DG du numéro 1 européen et 5e mondial des semiconducteurs, qui observe des signes de stabilisation en Europe et aux Etats-Unis, après une chute de 35% au premier trimestre.

"Je pense que le point bas a été atteint au premier trimestre, même si nos usines tournent à un peu plus de 50% de leurs capacités de production", ajoute Carlo Bozotti.

Il souligne que le groupe est aujourd'hui structuré "pour dégager une marge opérationnelle acceptable, avec un chiffre d'affaires trimestriel compris entre 2,3 et 2,4 milliards de dollars".

"Nous devrions atteindre cet objectif dans six à 12 mois. A ce niveau et à condition que le change du dollar soit raisonnable, nous devrions dégager une trésorerie opérationnelle nette comprise entre 6% et 10% de notre chiffre d'affaires", déclare le P-DG, soulignant toutefois qu'une fluctuation d'un point de pourcentage du billet vert a un impact de 30 à 35 millions de dollars sur le résultat opérationnel annuel du groupe.

Il se montre également rassurant sur l'emploi dans les usines françaises alors que le groupe supprime 4.500 postes dans le monde. "Les usines en France et en Italie sont (...) moins touchées, même si nous devons recourir au chômage partiel. Car nous n'y avons pas engagé de programmes de licenciements, mais des mécanismes d'incitations au départ ponctuelles, notamment avec des préretraites", précise-t-il.   Suite...