CORR UBS - Perte de CHF 8,1 mds au T4, emplois supprimés

mardi 10 février 2009 07h39
 

(bien lire au septième paragraphe qu'UBS va supprimer des postes dans sa branche banque d'investissement dans le but de ramener les effectifs de cette dernière à 15.000 d'ici la fin de l'année)

ZURICH, 10 février (Reuters) - UBS SA UBSN.VX annonce mardi une perte nette, plus marquée que prévu, pour ses activités poursuivies de 8,1 milliards de francs suisses (5,34 milliards d'euros) au quatrième trimestre 2008, après une perte de 12,97 milliards à la même période de l'exercice précédent.

Sur l'ensemble de l'exercice écoulé, la perte s'est élevée à 19,7 milliards de francs, un record dans l'histoire économique et financière suisse, après -5,25 milliards en 2007, indique le numéro un de la banque en Suisse dans un communiqué de résultats.

La perte de trading au dernier trimestre s'est élevée à 8,8 milliards de francs. Au terme de l'exercice écoulé, le ratio BRI 1 s'élève à 11,5%.

Les sorties nettes d'argent ont atteint 58,2 milliards au quatrième trimestre dans la gestion de patrimoines et 27,6 milliards dans la gestion d'actifs. Toutefois, UBS fait état d'une amélioration de la situation en janvier dans ses deux divisions.

Les analystes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur une perte annuelle de 17,23 milliards de francs et de 5,9 milliards au quatrième trimestre.

Les sorties nettes dans la gestion de fortune étaient attendues à 16 milliards au dernier trimestre et à 81 milliards sur l'année. La gestion d'actifs était attendue avec des sorties de 22 milliards sur le trimestre et de 97 milliards sur l'année.

UBS va supprimer des postes d'ici la fin de l'année dans sa banque d'investissement afin de ramener les effectifs à 15.000, espérant ainsi retrouver le seuil de rentabilité, selon les déclarations du directeur Jerker Johansson pour qui c'est la "priorité numéro une".

UBS, qui a créé deux nouvelles divisions, soit Wealth Management & Swiss Bank ainsi que Wealth Management Americas, estime en outre que la situation des marchés financiers demeure fragile et les flux de trésorerie des entreprises et des ménages continuent de se détériorer.

(Pascal Schmuck, édition Silke Koltrowitz)