9 février 2009 / 08:00 / il y a 9 ans

LEAD 2 Barclays - Bénéfice imposable 2008 meilleur que prévu

* Bénéfice imposable 2008 meilleur que prévu

* Retour au versement d'un dividende au S2 2009

* Bonus divisés par deux

* Le titre en hausse de 6,5%

par Steve Slater et Myles Neligan

LONDRES, 9 février (Reuters) - Barclays (BARC.L) a fait état lundi d'un bénéfice imposable de 6,077 milliards de livres (6,94 milliards d'euros), un chiffre supérieur aux attentes des analystes mais en recul de 14% par rapport à 2007 en raison de cinq milliards de livres de dépréciations d'actifs.

L'action de la banque britannique, qui a ajouté que l'enveloppe des bonus versés à ses salariés en 2008 avait été divisée par près de deux, avançait vers 9h20 GMT de 5,92% à 111 pence alors que l'indice regroupant les valeurs bancaires européennes reculait de 0,54% dans le même temps.

Barclays qualifié 2009 d'une "nouvelle année difficile", faite d'une diminution des pertes sur les marchés du crédit mais d'une augmentation de "mauvaises dettes" liée aux effets de la récession économique.

John Varley, directeur général de Barclays, a déclaré que l'économie britannique devrait se contracter d'au moins 2% en 2009.

Barclays a toutefois assuré avoir "bien démarré l'année" avec des performances de sa banque d'investissement Barclays Capital jugées "très fortes".

La banque, qui n'a pas fait appel à l'aide de l'Etat, a également déclaré qu'elle reprendrait le versement de dividendes à partir du second semestre 2009.

L'action Barclays a connu un début d'année mouvementé, tombant à la fin du mois de janvier à un plus bas de 24 ans en raison des craintes de nationalisation. Depuis la valeur a plus que doublé, tout en accusant un repli de 27% depuis le dernier cours de clôture de 2008.

PAS BESOIN DE CAPITAUX FRAIS

Depuis les nouvelles indications en matière de résultats 2008 données par Barclays le 26 janvier, 13 analystes interrogés par Reuters avaient anticipé en moyenne un bénéfice imposable de 5,8 milliards de livres au titre de 2008.

Le chiffre de 6,077 milliards inclut huit milliards de livres de dépréciations brutes d'actifs et de mauvaises créances, ce qui, après des gains réalisés sur la valorisation de la dette inscrite dans les livres de comptes de la banque, représente des dépréciations nettes de cinq milliards.

Le bénéfice comprend également un bénéfice lié aux acquisitions de 2,4 milliards de livres, à la suite, essentiellement, du rachat des activités américaines de Lehman Brothers.

Le ratio Tier 1 de la banque, une mesure clef de la solvabilité, était de 6,7% à la fin de l'année contre 5,1% un an plus tôt.

John Varley a déclaré que ce ratio de capital donnait à la banque de "substantielles capacités d'absorption de pertes".

"Nous n'avons pas besoin de capitaux frais", a-t-il une nouvelle fois réaffirmé. "Ce ratio est nettement supérieur au minimum requis par l'Autorité des services financiers (FSA)".

Version française Benoit Van Overstraeten

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