Mitsubishi Motors prévoit une perte après le scandale-presse

mardi 21 juin 2016 12h19
 

TOKYO, 21 juin (Reuters) - Mitsubishi Motors Corp (MMC) s'attend à accuser une perte nette cette année après le scandale sur ses mesures de consommation de carburant qui l'ont obligé à dédommager des clients et fait chuter ses ventes de voitures, rapporte mardi l'agence Kyodo.

Le sixième constructeur automobile japonais a reconnu en avril avoir sous-évalué la consommation de quatre de ses mini-véhicules, y compris deux modèles produits pour Nissan , ce qu'il a mis sur le compte de pressions concurrentielles et d'un contrôle défaillant.

Moins d'un mois plus tard, Nissan a accepté de prendre une participation de 34% au capital de MMC, prenant de fait le contrôle de son concurrent englué dans sa plus grave crise depuis 20 ans.

Prié de commenter la dépêche de Kyodo, le directeur général de MMC Osamu Masuko a déclaré que le groupe chercherait à contenir l'impact du scandale dans ses résultats de l'exercice en cours, sans dire si cela les ferait basculer dans le rouge.

"(Le scandale) va vraisemblablement nous faire du tort cette année, et le degré auquel on pourra s'en remettre dépendra de la mise en oeuvre de nos synergies avec Nissan", a-t-il dit.

Le constructeur avait annoncé vendredi dernier qu'il dédommagerait les propriétaires de quatre de ses mini-véhicules à hauteur de 100.000 yens (environ 1.000 dollars ou 845 euros) et prévoyait des coûts totaux de remboursement équivalant à au moins 600 millions de dollars.

Il a ajouté mardi qu'il pro visionnait également neuf milliards de yens (86,2 millions de dollars ou 76,0 millions d'euros) pour rembourser les clients ayant perdu le bénéfice de primes écologiques.

Mitsubishi Motors pourra reprendre en juillet la production des véhicules mis en cause.

Les tests effectués sur ordre du gouvernement ont montré que les mini-véhicules permettaient une économie de carburant en moyenne inférieure à 11% de ce qui était affiché, mais le ministère des Transports a fait savoir que cela ne modifierait pas leur classification. (Naomi Tajitsu, Véronique Tison pour le service français)