Boeing maintient sa promesse de liquidités aux actionnaires

jeudi 2 juin 2016 18h32
 

NEW YORK, 2 juin (Reuters) - Boeing s'attend à atteindre son objectif d'une génération de trésorerie de 10 milliards de dollars (près de 9,0 milliards d'euros) cette année et à en redistribuer l'intégralité à ses actionnaires, a déclaré jeudi son directeur général, Dennis Muilenberg, malgré les retards dans le programme d'avions ravitailleurs KC-46.

Ces retards ont fait craindre aux investisseurs que Boeing ait à subir des coûts supplémentaires.

Le constructeur aéronautique n'a identifié aucun nouveau problème technique durant les vols d'essai de ce ravitailleur destiné à l'armée de l'air américaine et il n'a pas ralenti la production des 18 premiers appareils destinés à être livrés, a dit Dennis Muilenberg lors d'une conférence avec des investisseurs à New York.

Il n'a toutefois pas précisé si ces retards pèseraient sur les bénéfices de Boeing. L'avionneur a déclaré la semaine dernière que tout coût supplémentaire dans le programme du KC-46 serait inscrit dans les comptes du deuxième trimestre.

Les investisseurs sont surtout attentifs à la capacité de Boeing à générer des liquidités dans un contexte d'accroissement des dépenses pour augmenter la production des avions de ligne et développer trois nouveaux projets: le ravitailleur, le 737 MAX et le 777X.

Boeing s'efforce aussi de réduire ses coûts pour augmenter les bénéfices tirés du 787 Dreamliner, qui représente près de 30 milliards de dollars de coûts différés.

"Même si le contexte est concurrentiel, il n'est pas tel que nous ayons à prendre de mauvaises décisions financières au nom de notre cours de Bourse en raison de la solidité de notre carnet de commandes", a dit Dennis Muilenberg, en réponse à une question sur d'éventuelles baisses de prix pour décrocher des contrats.

Boeing compte 5.720 commandes à honorer.

Malgré le ralentissement global du marché, Dennis Muilenberg a évoqué la possibilité d'une importante commande en Iran. (Alwyn Scott; Bertrand Boucey pour le service français, édité par Marc Angrand)