BOURSE-Havas recule, les perspectives pour 2016 déçoivent

vendredi 26 février 2016 11h18
 

PARIS, 26 février (Reuters) - Havas recule fortement, vendredi à la Bourse de Paris, le marché sanctionnant des perspectives jugées prudentes pour l'année en cours.

A 11h10, l'action d'Havas perd 5,41% à 6,59 euros, affichant la plus forte baisse du SBF120 en hausse de 2,14% au même moment.

Le PDG du sixième groupe publicitaire mondial a dit jeudi que le groupe espérait faire un peu mieux que la croissance attendue pour le marché cette année - entre 2 et 3% - après une année 2015 marquée par une croissance robuste et une nouvelle amélioration de la marge.

"Alors que la publication était parfaitement conforme aux attentes, nous nous attendons à ce qu'elle reçoive un accueil mitigé", écrivent les analystes de Liberum dans une note.

"Si la fourchette de 2-3% correspond effectivement au milieu des anticipations données par les agences jusqu'à présent, elle inclut la prévision de Publicis qui fait chuter la moyenne".

Sans communiquer de chiffre détaillé, Publicis, qui a engagé une refonte de son organisation cette année, a dit anticiper une croissance 2016 modeste.

"Cela pourrait apparaître comme une prévision pessimiste au regard du consensus du marché à 3,5% et après les croissances de 5,1% en 2014 et 2015 mais nous pensons que cela traduit principalement de la prudence", tempèrent les analystes d'Exane BNP Paribas.

Havas a par ailleurs suggéré que l'amélioration de ses marges pourrait marquer le pas tout en maintenant son objectif de moyen terme.

En 2015, la rentabilité d'Havas a progressé de 30 points de base pour atteindre 14,4%.

"La croissance de la marge devrait ralentir en 2016 de 30 points de base à 10-15 pdb en raison d'un impact moins élevé des changes (...), de l'arrivée de talents (les effectifs ont augmenté de 12% en 2015 dont la moitié seulement en raison des acquisitions), en dépit de l'objectif de réduire les autres dépenses opérationnelles (non liées aux salaires) d'environ 40 pdb d'ici 2017", expliquent les analystes de Kepler Cheuvreux. (Gwénaëlle Barzic avec Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Jean-Michel Bélot)