BOURSE-Natixis recherchée, résultats et dividende salués

jeudi 11 février 2016 10h27
 

PARIS, 11 février (Reuters) - L'action Natixis compte parmi les rares progressions de l'indice SBF 120 jeudi matin à la Bourse de Paris dans des volumes nourris, les investisseurs saluant l'annonce la veille par la banque de résultats meilleurs que prévu et sa proposition de dividende.

A 10h12, le titre progresse de 4,15% à 4,271 euros dans des volumes représentant 1,1 fois ceux enregistrés en moyenne sur une séance complète au cours des trois derniers mois sur Euronext.

Au même moment, le SBF 120 recule de 3,68% dans des volumes équivalents à 33% de leur moyenne journalière habituelle et l'indice Stoxx du secteur bancaire européen chute de 6,2% dans le sillage de Société générale (-12,49%), dont le manque de visibilité est lourdement sanctionné.

Natixis a annoncé mercredi des résultats meilleurs que prévu au quatrième trimestre 2015, une performance dont la banque d'affaires du mutualiste BPCE profite notamment pour reverser un dividende généreux et poursuivre son développement dans le conseil en fusions-acquisitions avec le rachat d'une "boutique" américaine.

Porté notamment par l'activité épargne et assurance, le résultat net par du groupe pour les trois derniers mois de 2015 s'élève à 316 millions d'euros contre un consensus établi par Reuters à 311 millions d'euros. Le produit net bancaire, à 2,249 milliards d'euros, dépasse largement les 2,084 milliards d'euros attendu.

Alors que le dividende 2015 était attendu par les mêmes analystes à 0,29 euro par action, la banque proposera à ses actionnaires 0,25 euro de dividende ordinaire et 0,10 euro sous la forme d'un dividende exceptionnel.

Kepler a relevé son conseil sur la valeur de "conserver" à "acheter" avec un objectif de cours porté de 5,0 à 5,40 euros, le courtier saluant des résultats "très encourageants" au quatrième trimestre et un dividende au-dessus des attentes.

Oddo Securities relève aussi l'absence de provisions sur le segment Oil & Gas au quatrième trimestre 2015 alors que les banques ont été rattrapées dernièrement par le risque crédit qu'elles avaient ignoré pendant des mois en dépit de sa montée progressive puis de son envolée, notamment dans le secteur de l'énergie avec l'effondrement des cours du pétrole. (Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Jean-Michel Bélot)