PSA Peugeot Citroën signe avec Iran Khodro pour revenir en Iran

jeudi 28 janvier 2016 10h09
 

PARIS, 28 janvier (Reuters) - PSA Peugeot Citroën a annoncé jeudi la création d'une coentreprise avec le constructeur automobile Iran Khodro pour régulariser la production actuelle de ses voitures sur le sol iranien et préparer la production locale de nouveaux véhicules.

L'accord, qui annonce le retour de PSA en Iran après 18 mois de négociations difficiles, doit être signé par Carlos Tavares, président du directoire du groupe français, et le président de la holding d'Etat actionnaire d'Iran Khodro, au siège parisien du Medef à l'occasion du voyage officiel du président iranien Hassan Rohani à Paris.

"La signature de cet accord stratégique clôt le chapitre de la période des sanctions internationales et permet surtout à PSA et à Iran Khodro d'écrire une nouvelle page de leur histoire", a déclaré le constructeur automobile français dans un communiqué.

L'accord prévoit de régulariser la production actuelle des anciennes Peugeot 405 et 206 qui s'est poursuivie après le durcissement des sanctions hors du contrat avec Iran Khodro.

Moyennant un investissement pouvant aller jusqu'à 400 millions d'euros, réparti à parité entre les deux partenaires, il envisage également de moderniser une usine près de Téhéran pour y produire les nouvelles Peugeot 208,3008 et 301 à partir de la mi-2017.

PSA est ainsi parti pour être le premier à signer un contrat engageant dans l'automobile en Iran après la levée des sanctions. Téhéran n'avait pourtant pas apprécié l'interruption brutale de la production locale de PSA début 2012, alors que Peugeot est la première marque sur place avec une part de marché de l'ordre de 30%.

Renault, qui n'avait suspendu sa production iranienne que mi-2013, semblait pourtant tenir la corde ces derniers mois.

Au début de la semaine, une source proche de Renault avait évoqué la signature prochaine d'un accord avec au moins un de ses partenaires locaux existants, Iran Khodro et SAIPA, pour commercialiser d'autres modèles dans le pays, mais sans pouvoir dire s'il serait prêt dès cette semaine. (Gilles Guillaume, édité par Jean-Michel Bélot)