Tiffany licencie après des ventes de fin d'année médiocres

mardi 19 janvier 2016 15h54
 

19 janvier (Reuters) - Le joaillier américain Tiffany a fait état mardi d'une forte baisse des ventes durant la période des fêtes de fin d'année et a licencié, les touristes n'ayant pas autant dépensé qu'il l'espérait.

Tiffany a pour habitude de ne pas consentir de réductions, ce qui a eu un effet dissuasif sur un consommateur devenu regardant, tandis que la hausse du dollar a rendu le shopping plus onéreux pour les touristes.

"Nous pensons que les résultats globaux des ventes ont souffert d'un coup de frein aux dépenses des consommateurs motivé par des conditions économiques difficiles et incertaines de par le monde", a déclaré le directeur général Frédéric Cumenal.

Tiffany, fondé en 1837, a beaucoup investi dans la conception et le marketing d'une nouvelle joaillerie censée plaire à une clientèle plus jeune et plus attachée à suivre les tendances du moment.

En faisant abstraction de l'effet de change, les ventes ont également baissé durant les fêtes, ce qui laisse penser que les initiatives du groupe tardent à porter leurs fruits.

La baisse des ventes, durant cette période, a été de 6% à 961 millions de dollars (881 millions d'euros). À taux de change constant, les ventes ont fléchi de 3%.

Tiffany, qui doit publier ses comptes du quatrième trimestre le 18 mars, anticipe dorénavant une baisse de 10% du bénéfice sur l'exercice annuel clos le 31 janvier, alors qu'il projetait auparavant un recul de 5% à 10%.

Il n'envisage qu'une "croissance minime" du chiffre d'affaires et des résultats en 2016, le dollar continuant d'exercer sa pression sur les ventes et les dépenses des touristes.

La prévision fait abstraction d'une charge de l'ordre de 4% au quatrième trimestre, liée à des licenciements dont l'ampleur n'a pas été précisée.

L'action perdait 3,6% à 65,28 dollars dans des premiers échanges nourris à Wall Street. Elle a décroché de 21% au cours des 12 derniers mois. (Yashashwini Swamynathan, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Véronique Tison)