Allemagne-Vers des rapports de sociétés trimestriels a minima

vendredi 8 janvier 2016 20h23
 

FRANCFORT, 8 janvier (Reuters) - Les sociétés allemandes comptent alléger leurs publications de résultats trimestriels, de nouvelles règles édictées par l'opérateur boursier Deutsche Börse ne les obligeant à communiquer des comptes détaillés que deux fois l'an.

Une étude du conseiller en relations avec les investisseurs Cometis montre que 18% seulement des grandes entreprises allemandes cotées ne comptent pas modifier leur procédure de communication trimestrielle en dépit des nouvelles dispositions entrées en vigueur en décembre.

"Même parmi les sociétés composant l'indice Dax, plusieurs feront le minimum", a dit Kay Bommer, directeur de la Dirk, une fédération professionnelle dédiée aux relations avec les investisseurs.

Certaines sociétés s'arrêteront au strict minimum: description de l'entreprise, perspectives annuelles, peut-être un chiffre concernant les ventes ou les commandes aux premier et troisième trimestres, a ajouté Bommer, observant que tous les chiffres seraient publiés dans les rapports semestriel et annuel.

Selon Kirchhoff, un autre conseiller en relations avec les investisseurs qui assiste une trentaine de sociétés dans la rédaction de leurs rapports trimestriels, bon nombre d'entre elles feront des économies, certaines entreprises dépensant à l'heure actuelle plus de 100.000 euros par rapport.

Beiersdorf, le fabricant de la crème Nivea, et le constructeur de machines-outils Dürr pourraient lancer le mouvement. "Le rapport du premier trimestre sera quelque peu simplifié", a dit une porte-parole de Beiersdorf, faisant écho à des propos d'un porte-parole de Dürr.

Ralf Thomas, le président du directoire de Siemens , avait déclaré en décembre, dans un magazine interne, que le rapport annuel de 2014 du conglomérat industriel avait le double de pages de celui de 2004.

"La plus grande partie de ces informations n'avaient aucun intérêt pour le grand public, pour qu'il puisse se faire une idée de la situation de l'entreprise", disait-il, ajoutant que l'accent serait dorénavant mis sur la clarté de l'exposé.

(Alexander Hübner et Arno Schütze, Wilfrid Exbrayat pour le service français)