Aéroports-Ferrovial allié à Meridiam pour Nice et Lyon-sources

jeudi 3 décembre 2015 19h08
 

PARIS, 3 décembre (Reuters) - Le groupe espagnol d'infrastructures Ferrovial s'est allié au groupe d'investissement français Meridiam pour répondre à l'appel d'offres sur les aéroports de Nice et Lyon, a-t-on appris jeudi de sources proches du dossier.

Le journal économique El Economista avait fait état auparavant d'un intérêt de Ferrovial, déjà propriétaire de 25% de l'aéroport de Heathrow, en association avec Meridiam, créé en 2005 et spécialisé dans l'investissement dans les infrastructures publiques.

Les deux sociétés ont refusé de faire un commentaire.

De nombreux investisseurs, français comme étrangers, se préparent à participer à la privatisation des aéroports régionaux de Nice-Côte d'Azur et de Lyon-Saint Exupéry dont l'Etat a décidé de mettre en vente ses participations de 60%.

Deux autres sources proches du dossier ont indiqué que les appel d'offres devraient désormais débuter en janvier 2016.

L'italien Atlantia, opérateur de l'aéroport de Rome, et le groupe d'investissement australien Macquarie font, selon des sources, partie des prétendants, tout comme l'aéroport de Singapour, le fonds Global Infrastructure Partners (GIP), qui contrôle l'aéroport London City, ainsi que le fonds Industry Funds Management qui détient des participations minoritaires dans les aéroport de Vienne et de Manchester.

Le groupe espagnol Aena et le groupe Malaysia Airport songeraient aussi à se porter candidats.

Côté français, le groupe de BTP et de concessions Vinci se prépare à participer aux appels d'offres au sein d'un consortium avec la Caisse des dépôts (CDC) et l'assureur Predica, filiale du groupe Crédit agricole, ont ajouté des sources. Le groupe ADP a réaffirmé quant à lui son souhait de participer à la privatisation de Nice-Côte d'Azur mais pas à celle de l'aéroport de Lyon.

Le fonds spécialisé dans les infrastructures Cube entend lui aussi participer aux enchères pour Lyon au sein d'un consortium avec l'aéroport de Genève. Deux fonds de pension canadiens, celui des enseignants de l'Ontario et le Canadian Pension Plan (CPP), seraient aussi intéressés, tout comme les fonds souverains d'Abou Dhabi ou de Singapour. (Gilles Guillaume et Matthieu Protard, édité par Jean-Michel Bélot)