NTT <9432.T> double ses profits au S1, relève sa prévision

vendredi 7 novembre 2008 12h08
 

TOKYO, 7 novembre (Reuters) - Nippon Telegraph and Telephone (NTT) (9432.T: Cotation), premier groupe japonais de télécommunications, a doublé son bénéfice net sur le premier semestre à fin septembre, ce qui lui permet de relever ses prévisions sur l'exercice.

NTT a précisé vendredi qu'il relevait aussi sa prévision de dépenses d'investissement de 1,4% à 2.150 milliards de yens (17,25 milliards d'euros) pour procéder, en ces temps de baisse des prix de l'immobilier, à des acquisitions dans ce secteur via sa filiale NTT Urban Development (8933.T: Cotation).

Pour l'exercice qui sera clos fin mars 2009, NTT relève de 12% son objectif de bénéfice net, à 560 milliards de yens (4,5 milliards d'euros), grâce à un allègement fiscal imputable à la réorganisation de sa filiale de services mobiles NTT DoCoMo (9437.T: Cotation), numéro un du secteur au Japon.

DoCoMo, qui génère plus de 70% des profits de NTT, a fusionné avec ses filiales régionales en juillet.

Sur les premiers mois de l'exercice, le bénéfice net est ressorti à 406,35 milliards de yens, soit une hausse de 110,7% par rapport au premier semestre 2007-2008.

NTT maintient sa prévision de bénéfice d'exploitation à 1.160 milliards de yens pour l'exercice, ce qui représenterait une baisse de 11% par rapport à l'exercice 2007-2008.

Le bénéfice d'exploitation de NTT au premier semestre, d'avril à septembre, a fait un bond de 32% grâce aux solides performances de ses filiales.

Les services de téléphonie fixe restent le maillon faible du groupe, qui réduit son objectif d'abonnements. NTT abaisse de 18% son objectif de croissance des abonnements aux services à haut débit, ramené à 2,8 millions pour l'exercice.

Le directeur général du groupe, Satoshi Miura, a déclaré que la perspective du ralentissement des dépenses de consommation pourrait entraîner une demande plus affaiblie que prévu.

A l'inverse de NTT, nombre d'entreprises japonaises réduisent ces derniers temps leurs prévisions sur l'exercice 2008-2009 pour tenir compte de la crise économique et se voient contraintes de réduire leurs dépenses d'investissement.

/DR