World Duty Free présente son plan triennal pour séduire

jeudi 15 janvier 2015 20h46
 

MILAN, 15 janvier (Reuters) - World Duty Free, le spécialiste italien du "travel retail", a annoncé jeudi son intention de redresser sa filiale espagnole, de se développer aux Etats-Unis et de réduire ses coûts, tout en prévoyant une croissance de 18% de son bénéfice d'exploitation sur les trois prochaines années.

"Ce plan rend le groupe plus fort (...) nous voulons jouer un rôle dans la consolidation du secteur", a déclaré l'administrateur délégué Eugenio Andrades lors d'une présentation aux investisseurs.

Les objectifs pour la période 2015-2017 visent à mettre le groupe en ordre de marche pour séduire un partenaire industriel susceptible de remplacer la famille Benetton comme actionnaire majoritaire, comme l'avait rapporté Reuters en décembre.

WDF, numéro deux mondial des boutiques d'aéroport, réalise 44% de son chiffre d'affaires au Royaume-Uni grâce au trafic important à Heathrow et Gatwick.

En Espagne, où il est également présent, sa rentabilité a été affectée par la hausse des loyers et une fréquentation moins importante que prévu de ses sites, notamment à Madrid-Barajas.

"Ce n'est pas un plan pour nous transformer, il s'agit juste de développer ce que nous avons", a affirmé Eugenio Andrades. "N'attendez pas de nous des aventures risquées dans des endroits où nous ne sommes pas présents. Je ne vois pas de risque majeur."

Le groupe prévoit de réaliser un bénéfice ajusté avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissement (Ebitda) de 335 millions d'euros à l'horizon de 2017, contre 284 millions en 2014.

L'endettement net devrait être réduit à 365 millions d'euros à cette échéance, contre 950 millions - chiffre révisé en hausse - à la fin 2014.

Pour cette année, World Duty Free vise un Ebitda ajusté compris entre 279 et 294 millions d'euros.

A la Bourse de Milan, l'action WDF a gagné jusqu'à 5% en réaction à la présentation, revenant à son meilleur niveau depuis octobre dernier, avant de finir sur un gain de 3,06% à 8,59 euros.

Le titre a réduit ses gains car le groupe a fondé ses prévisions de croissance sur des chiffres ajustés et non des paramètres utilisés jusque-là, selon des analystes. (Francesca Landini et Elisa Anzolin, Véronique Tison pour le service français)